La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Transports et des Affaires maritimes, par ailleurs maire de Bouaké, Amadou Koné, du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, et du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté.
Prenant la parole, Amadou Koné a souligné la portée stratégique de cette infrastructure industrielle, qu’il inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, et les orientations du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le ministre-maire a relevé le potentiel agricole de la région, notamment dans les filières karité et soja, présentes dans les régions du Gbêkê et du Hambol, ainsi que dans d’autres spéculations agricoles.
« Bouaké se trouve au carrefour des richesses agricoles de la Côte d’Ivoire. Du manioc au coton, en passant par le karité et le soja dans les régions du Gbêkê et du Hambol, sans oublier le cacao dans les zones de production concernées, notre potentiel agricole est considérable. »
Il a toutefois déploré la faible transformation locale des matières premières agricoles, qui prive les producteurs et les populations d’une partie des retombées économiques de leur activité.
« Notre karité partait brut, notre soja également. La richesse se créait ailleurs, loin des femmes et des hommes qui contribuaient à leur production. »
Pour inverser cette tendance, le maire a rappelé que le programme « Bouaké Nouveau » accorde une place importante à l’industrie et à la transformation locale des matières premières, à travers son septième pilier.
« Notre ambition est claire : faire de Bouaké la capitale agro-industrielle et logistique du centre de la Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé, estimant que le développement industriel constitue un levier essentiel pour renforcer l’économie locale et créer des emplois durables.
« Nous sommes convaincus que Bouaké ne peut construire durablement son avenir sans usines, sans transformation locale et sans emplois productifs. Compte tenu de sa position stratégique de carrefour, le développement industriel constitue le cœur battant de notre programme, en parfaite cohérence avec les orientations du PND. », a-t-il ajouté.
Selon les données présentées lors de la cérémonie, l’usine Beta Veg Oil prévoit la création de 450 emplois directs et de plus de 400 000 emplois indirects, notamment au profit des femmes collectrices de karité à Dimbokro, Diabo et Boudro, ainsi que des producteurs de soja de la région de Bouaké.
Dans le cadre de l’accompagnement des femmes de la filière karité, l’entreprise a également mis en place un programme destiné à 30 000 bénéficiaires réparties dans huit zones de production.
Ce dispositif prévoit notamment un mécanisme de préfinancement destiné à soutenir les bénéficiaires face à certaines dépenses urgentes, notamment la scolarisation des enfants et les frais de santé. Il porte sur un volume annoncé de 5 000 tonnes, au prix unitaire de 270 000 FCFA la tonne, soit une enveloppe globale estimée à 1,35 milliard de FCFA.
Amadou Koné a salué les conditions ayant favorisé la réalisation de cette unité industrielle en douze mois, conformément au calendrier annoncé. Il a notamment évoqué la sécurisation du foncier industriel par la mairie, la facilitation des démarches administratives et l’adhésion des populations à l’implantation des entreprises.
Il a exprimé sa reconnaissance aux membres du gouvernement, en particulier au ministre chargé de l’Agriculture, ainsi qu’aux agents des directions régionales de l’Agriculture et de l’Industrie de Bouaké. Il a également salué l’engagement du préfet de région, Thio Fozier, et l’appui de Bruno Nabagné Koné à la structuration des filières karité et soja.
L’inauguration de Beta Veg Oil s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’attractivité économique de Bouaké, portée par les initiatives du conseil municipal, notamment à travers l’installation de nouvelles enseignes commerciales et la promotion de l’investissement privé.
« Avec Beta Veg Oil, nous franchissons une nouvelle étape. Cette réalisation constitue une réponse concrète aux attentes de nos populations et illustre notre volonté de tenir les engagements pris en matière d’emploi et de développement économique. Elle traduit également l’existence d’un nouveau pacte social entre les populations de Bouaké et leur Conseil municipal », a conclu Amadou Koné.
Le maire a, en outre, annoncé l’ambition de porter à 50 % la part de la production agricole régionale transformée localement et de créer 10 000 emplois industriels. Ces objectifs devraient notamment s’appuyer sur la réalisation d’une zone logistique et industrielle, dont les études sont achevées.
Le conseil municipal entend ainsi poursuivre les actions visant à attirer de nouveaux investisseurs, à renforcer les infrastructures économiques et à offrir davantage de perspectives professionnelles à la jeunesse, en faisant de la transformation locale un moteur du développement de Bouaké.
(AIP)
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