Yamoussoukro, 19 oct 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien appelle les acteurs de la filière bétail-viande à proposer des solutions concrètes pour sécuriser l’approvisionnement du marché national et rendre la viande bovine, ovine et caprine accessible aux consommateurs, dans un contexte marqué par la hausse des coûts de transport et les perturbations des circuits d’importation.
Cet appel a été lancé lundi 19 octobre 2026 à Yamoussoukro par le directeur général du Commerce intérieur, Aimé Koizan, représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Khalil Konaté, à l’ouverture d’un atelier de réflexion consacré aux problématiques de disponibilité et d’accessibilité de ces viandes en Côte d’Ivoire.
M. Koizan a souligné que la filière bétail-viande constitue un pilier de l’économie nationale et de la souveraineté alimentaire, tout en représentant une importante source d’emplois, avec environ 5 000 emplois directs et 200 000 emplois indirects.
Selon lui, malgré un potentiel d’élevage important, la production locale demeure insuffisante pour couvrir l’ensemble des besoins du pays, obligeant la Côte d’Ivoire à recourir massivement aux importations de bétail en provenance des pays de l’hinterland.
Cette dépendance est accentuée par l’insécurité dans certaines zones de production des pays voisins, qui perturbe les circuits traditionnels d’approvisionnement. Le transport du bétail, notamment en provenance du Niger, doit désormais emprunter des itinéraires passant par le Bénin, le Togo et le Ghana, entraînant une augmentation des coûts logistiques et, par conséquent, du prix de la viande sur le marché national.
Face à ces difficultés, le directeur général du Commerce intérieur a salué la résilience des éleveurs, commerçants, grossistes, chevillards et bouchers, qui continuent d’approvisionner les marchés malgré les contraintes économiques et sécuritaires.
Il a insisté sur la nécessité de considérer ces opérateurs comme des partenaires stratégiques de l’État dans la recherche de solutions conciliant la viabilité de leurs activités et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.
Les participants à l’atelier sont ainsi invités à examiner en profondeur le dispositif actuel d’approvisionnement et à formuler des propositions immédiatement applicables, notamment pour sécuriser les circuits commerciaux et renforcer la production nationale.
M. Koizan a également rappelé que la protection du pouvoir d’achat constitue une priorité gouvernementale, soutenue par des réformes visant à moderniser le commerce intérieur et à faciliter l’accès des populations aux produits de première nécessité.
Il a exprimé l’espoir que les travaux débouchent sur des mesures durables permettant de garantir aux consommateurs une viande de qualité à un prix juste, tout en réduisant la vulnérabilité de la filière face aux crises extérieures.
(AIP)
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