Abidjan, 19 oct 2026 (AIP)-Le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Moustapha Sangaré, a procédé lundi 19 octobre 2026 à Abidjan, à l’ouverture de la 6e édition de l’Échange d’apprentissage entre pays (Cross-Country Learning Exchange, CCLE), consacrée au renforcement de l’utilisation des données probantes dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques, notamment dans le secteur de l’Education.
Cette rencontre internationale, qui se tient jusqu’au 21 octobre, est organisée par Innovations for Poverty Action (IPA), à travers son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest francophone, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique. Elle se tient pour la première fois en Afrique francophone.
Placée sous le thème « Des données probantes au passage à l’échelle : renforcer les systèmes gouvernementaux pour une mise en œuvre adaptative et l’institutionnalisation », cette 6e édition réunit des responsables gouvernementaux, des cadres des administrations publiques, des chercheurs et des partenaires techniques et financiers venus de quatre continents, autour du partage d’expériences et de pratiques visant à améliorer l’efficacité de l’action publique.
Le représentant du ministre N’Guessan Koffi a souligné la nécessité de traduire les connaissances issues de la recherche en décisions publiques concrètes, susceptibles d’améliorer les conditions d’apprentissage et les perspectives des élèves.
« Le thème nous place devant une responsabilité essentielle : faire en sorte que les connaissances produites par la recherche améliorent effectivement les décisions publiques et la vie de nos élèves », a déclaré Moustapha Sangaré.
Dans le secteur éducatif, le recours aux données probantes doit notamment permettre d’identifier les pratiques pédagogiques les plus efficaces, de mieux accompagner les enseignants, de repérer précocement les difficultés d’apprentissage et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Le directeur de cabinet a insisté sur l’importance d’évaluer les interventions engagées, de mesurer leurs effets et de déterminer les conditions nécessaires à leur généralisation à grande échelle.
La présentation du Programme national d’amélioration des premiers apprentissages scolaires (PNAPAS) et une visite de terrain figurent parmi les activités prévues pour permettre aux participants de confronter leurs échanges aux réalités de la mise en œuvre des interventions éducatives.
La directrice pays pour l’Afrique de l’Ouest francophone d’IPA, Dr Maud Akissi Amon-Tanoh, a également pris part à cette rencontre, dont les travaux portent notamment sur les conditions de généralisation des politiques et programmes efficaces, le renforcement des systèmes de suivi, d’évaluation et d’apprentissage, ainsi que les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour améliorer la mise en œuvre des interventions publiques.
La directrice exécutive d’IPA, Annie Duflo, et la directrice des politiques et des partenariats du What Works Hub for Global Education (WWHGE), Becky Hatch, ont, pour leur part, appelé les délégations participantes à tirer des enseignements concrets de leurs échanges, à définir des priorités institutionnelles et à identifier des actions assorties de modalités de suivi, afin de favoriser l’intégration durable des données probantes dans les décisions publiques.
(AIP)
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