Bouaké, 21 oct 2026 (AIP)- Le Conseil coton anacarde karité (CCAK) a organisé, du 19 au 21 octobre 2026 à Bouaké, un atelier bilan de la veille sanitaire 2025-2026 dans la filière anacarde, couplé au renforcement des capacités de 274 conseillers agricoles et de 35 techniciens spécialisés de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER).
L’atelier visait à évaluer le dispositif de surveillance phytosanitaire des vergers, à analyser les données collectées et à proposer des mesures d’amélioration face aux maladies, aux insectes ravageurs et aux plantes adventices.
La production ivoirienne d’anacarde est passée de 500 000 tonnes en 2013 à plus de 1,5 million de tonnes en 2025, tandis que le rendement moyen à l’hectare a dépassé 700 kg, contre 300 kg en 2013. Cette progression expose la filière à des défis phytosanitaires susceptibles d’affecter les rendements et la qualité des noix.
Pour identifier les principaux bio-agresseurs et définir des stratégies de lutte intégrée, le CCAK a mené des études avec le Laboratoire de physiologie végétale de l’Université Félix Houphouët-Boigny et le Centre national de recherche agronomique (CNRA). Ces travaux ont abouti à l’élaboration d’une carte sanitaire des agents pathogènes, des plantes parasites et des insectes nuisibles dans les zones de production.
Selon le coordonnateur national des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER, Soro Klotioloma, également coordonnateur du conseil agricole destiné aux producteurs d’anacarde, les travaux ont permis d’examiner les résultats de la veille sanitaire, d’identifier les insuffisances et de formuler des recommandations.
Les 274 conseillers agricoles et les 35 techniciens spécialisés assurent la surveillance de trois vergers chacun. Ils collectent les données phytosanitaires et les transmettent via la plateforme KoboToolbox pour analyse par les chercheurs, en vue de détecter les foyers d’infestation et de maladie et d’orienter les mesures de lutte.
Les formations ont porté sur la reconnaissance des symptômes, l’identification des insectes ravageurs, l’utilisation de l’outil numérique et les techniques de lutte intégrée.
« Cette formation m’apporte trois choses majeures. La première, c’est la maîtrise de l’outil de la plateforme KoboToolbox, la deuxième, c’est la maîtrise des maladies et des insectes et puis la troisième, c’est vraiment le management de mes agents sur le terrain », a déclaré Coulibaly Kanidana Sarrah, de la direction régionale du Centre-Ouest à Daloa.
Les résultats attendus comprennent un rapport bilan, la validation d’outils de collecte harmonisés, le renforcement des capacités des agents et l’élaboration d’un plan d’action pour consolider le dispositif national de veille sanitaire dans les vergers d’anacardiers.
(AIP)
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