Abidjan, 21 oct 2026 (AIP)- La cheffe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Valentine Rugwabiza, a recommandé mardi 20 octobre 2026, le renouvellement pour un an du mandat de la mission, mettant en garde contre un retrait trop rapide des Casques bleus, malgré les progrès sécuritaires et politiques enregistrés dans le pays.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité, la responsable rwandaise, qui achève prochainement son mandat, a souligné la nécessité de maintenir des effectifs suffisants pour accompagner les forces nationales face aux menaces persistantes dans certaines régions.
Depuis juillet 2025, plus de 1 900 combattants ont été désarmés et démobilisés. Le processus de décentralisation se poursuit également, même si une cinquantaine de communes restent à installer, selon les informations présentées lors du briefing.
Toutefois, deux zones demeurent particulièrement instables, notamment le nord-est autour d’Am Dafok et la région des trois frontières entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan, où les répercussions du conflit soudanais alimentent les inquiétudes sécuritaires.
L’offensive armée du 30 juin à Am Dafok a illustré l’importance du soutien de la MINUSCA aux Forces armées centrafricaines (FACA). Les forces gouvernementales ont repris le contrôle de la localité cinq jours après sa prise par des groupes armés.
De son côté, l’ambassadeur centrafricain a reconnu que son pays ne disposait pas encore des ressources financières nécessaires pour assurer seul le transfert complet des responsabilités sécuritaires. Il a ainsi suggéré une évaluation conjointe des besoins opérationnels, institutionnels et budgétaires.
Le Conseil de sécurité poursuit ses négociations sur le renouvellement du mandat de la MINUSCA, dont les conditions doivent être arrêtées d’ici au 15 novembre, dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et la persistance de foyers d’insécurité.
(AIP)
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