Divo, 23 oct 2026 (AIP) – Le préfet de la région du Lôh-Djiboua et du département de Divo, Womblégnon Célestin, a exhorté, jeudi 22 octobre 2026, les populations de Nébo à s’impliquer activement dans la lutte contre l’orpaillage illégal, lors d’une rencontre de sensibilisation réunissant les autorités administratives dont le sous-préfet de Nébo, Coulibaly Marcelle épouse Dri Bi, les chefs Traditionnels, les services techniques, les forces de défense et de sécurité ainsi que les forces vives de la localité.
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre l’orpaillage illégal initiée par le Conseil national de sécurité. Il s’est agi d’informer les populations de la sous-préfecture de Nébo sur les conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sécuritaires de cette activité.
M. Womblégnon a rappelé que l’Etat ivoirien s’est fixé l’objectif d’éradiquer ce phénomène à travers une mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux. Il a salué l’attitude des populations de Nébo qui, a-t-il relevé, ont jusqu’ici opposé un refus ferme aux tentatives d’implantation des orpailleurs illégaux. Il les a encouragées à maintenir cette vigilance et à signaler sans délai toute activité suspecte aux autorités compétentes, afin de préserver les ressources naturelles et les terres agricoles de la sous-préfecture.
A cette rencontre, plusieurs responsables techniques ont mis en lumière les effets dévastateurs de l’orpaillage clandestin. Le directeur régional des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Kouamé Koffi Aimé, a dénoncé la destruction des sols, des cours d’eau et des forêts, tandis que le directeur régional des Eaux et Forêts, Col Kobon Simplice, et le représentant du directeur régional de l’Agriculture, Dr Kouassi Jean Hugues, ont alerté sur les risques de perte des terres agricoles, la pollution par les produits chimiques et la disparition progressive du couvert forestier et de la faune.
Le commandant de la compagnie territoriale de gendarmerie de Divo, le chef d’escadron Dosso Moussa, a, pour sa part, insisté sur le renforcement de la répression contre les auteurs et complices de l’orpaillage illégal. Il a averti que les enquêtes viseront désormais non seulement les exploitants illégaux, mais également les personnes qui facilitent leur installation, soulignant que cette infraction est désormais considérée comme un crime environnemental passible de lourdes sanctions pénales.
Les participants ont été invités à renforcer la collaboration avec l’administration, les services techniques et les forces de sécurité afin de faire échec à l’orpaillage illégal, présenté par les intervenants comme une menace pour le développement local, la cohésion sociale et l’avenir des générations futures.
(AIP)
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