Divo, 23 oct 2026 (AIP) – Les autorités administratives et sécuritaires ont annoncé un renforcement des mesures répressives contre l’orpaillage illégal lors d’une séance de sensibilisation tenue, jeudi 22 octobre 2026, à Didoko, chef-lieu de sous-préfecture du département de Divo, où le préfet de la région du Lôh-Djiboua, Womblégnon Célestin, et le commandant de la compagnie territoriale de gendarmerie de Divo, le chef d’escadron Dosso Moussa, ont mis en garde les populations contre les lourdes sanctions désormais encourues
En tournée de sensibilisation, dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre l’orpaillage clandestin, initiée par le Conseil national de sécurité, le préfet de région, Womblégnon Célestin, et les responsables des structures techniques ont rappelé à l’étape de Didoko, la détermination de l’Etat d’éradiquer ce phénomène. « Il nous a été donné six mois pour éradiquer ce phénomène sur le territoire national », a indiqué le préfet, soulignant que le département de Divo demeure l’une des principales zones concernées dans le Lôh-Djiboua.
Le chef d’escadron Dosso Moussa a insisté sur la criminalisation de l’orpaillage illégal et le renforcement du dispositif judiciaire. « Désormais, l’orpaillage illégal est criminalisé », a-t-il déclaré, précisant que les poursuites ne viseront plus seulement les personnes interpellées sur les sites clandestins, mais également les financiers, commanditaires, propriétaires fonciers et toute personne ayant facilité leur installation. « Celui qui a cédé la parcelle, nous allons mener les enquêtes. Nous allons retrouver cette personne-là », a-t-il averti.
Dans le même esprit de fermeté, le préfet Womblégnon Célestin a directement interpellé les chefs traditionnels et les détenteurs de terres. « À partir de cette date, le chef qui sera bénéficiaire de l’activité, je vais rapporter à l’autorité de nomination. En clair, je vais le démettre de ses fonctions », a-t-il déclaré, estimant que les autorités coutumières doivent être les premiers remparts contre l’implantation des orpailleurs clandestins dans les villages.
Les intervenants ont également souligné les conséquences sociales du phénomène, notamment la consommation de drogues, la circulation d’armes, la délinquance juvénile, la déscolarisation et la dégradation des valeurs communautaires. Le préfet a dénoncé une activité qui « détruit nos terres, détruit nos coutumes et compromet l’avenir des jeunes générations », tandis que le commandant de compagnie a relevé que les sites d’orpaillage illégal favorisent souvent d’autres formes de criminalité.
Saluant les résultats enregistrés dans la sous-préfecture, le préfet de région s’est félicité de la fermeture des sites clandestins identifiés dans la zone de Didoko. Il a toutefois appelé les populations à maintenir leur vigilance et à collaborer davantage avec les autorités en signalant toute activité suspecte. « Chacun et chacune est responsable désormais de ses actes », a-t-il conclu, invitant les communautés à empêcher toute réinstallation des orpailleurs clandestins sur leur territoire.
(AIP)
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