Yamoussoukro, 23 oct 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Kossou, Sahi Herman Soumahoro, entend éradiquer l’orpaillage illégal dans sa circonscription en trois à quatre mois, grâce à un dispositif de surveillance renforcé et à l’implication des chefs de village et des communautés, a-t-il annoncé à l’issue d’une tournée de sensibilisation dans quatre localités jeudi 22 octobre 2026.
La mission a conduit, mercredi, la délégation administrative à Bocabo, Angossé, Attrenou et Amonkro, où des séances de travail ont permis d’échanger avec les chefs de village et les populations sur les conséquences de cette activité clandestine et les mesures envisagées pour y mettre fin.
« Avec l’engagement que les chefs de village viennent de prendre, je suis optimiste. Je suis sûr que dans trois à quatre mois, l’éradication du phénomène sera effectuée », a déclaré M. Soumahoro, se félicitant de la volonté exprimée par les communautés d’accompagner l’administration dans cette lutte.
Le sous-préfet a indiqué que six sites d’orpaillage et de traitement de minerais recensés sur le territoire sous-préfectoral ont été détruits. Il a annoncé la poursuite de la sensibilisation dans les 14 villages de sa circonscription, ainsi que la mise en place de comités de veille chargés de contribuer à la surveillance et à la dénonciation des activités illégales.
Le dispositif prévoit également des visites inopinées et une présence quotidienne des forces de l’ordre sur le terrain, conformément aux instructions du préfet.
La cheffe de l’antenne régionale du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) à Yamoussoukro, Dr Fofana Alimata épouse Diomandé, a pour sa part attiré l’attention des populations sur les conséquences environnementales de l’orpaillage clandestin, notamment la dégradation des sols, la pollution des cours d’eau et la destruction du couvert végétal.
Elle a également relevé les dangers liés aux excavations abandonnées dans les plantations, qui se remplissent d’eau en période de pluie et peuvent constituer des pièges pour les animaux et les personnes qui fréquentent ces espaces.
Le représentant du directeur régional des Mines de Yamoussoukro, Dr Gnoleba Serge a, de son côté, appelé les populations à collaborer avec les autorités pour mettre fin à cette pratique, tout en rappelant les sanctions pénales encourues.
Il a souligné que les services compétents auront également pour mission de recenser les sites dégradés et de contribuer à leur restauration
Un porte-parole des populations, Kouakou Léon, a salué cette démarche de proximité qui permettra de renforcer la sensibilisation communautaire et d’encourager la dénonciation des activités clandestines. Il a toutefois relevé les réticences de certains habitants à signaler les auteurs, en raison des liens de proximité qui les unissent.
Cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans le cadre des actions engagées à la suite des orientations du Conseil national de sécurité pour lutter contre l’orpaillage illégal, dont les conséquences affectent les terres, les ressources en eau et le couvert forestier.
(AIP)
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