Abidjan, 16 juil 2025 (AIP)- La plateforme numérique E-Commune, mise en place par le Comité National de Télédétection et d’Information Géographique (CNTIG), s’affirme comme un acteur incontournable de la modernisation des collectivités locales en Côte d’Ivoire, 10 ans après son lancement en 2013, rapporte une note transmise mercredi 16 juillet 2025 à l’AIP
Initialement adoptée par quelques communes, la solution E-Commune a depuis été adoptée par plus de 70 municipalités, transformant radicalement la gestion administrative et la relation avec les citoyens. Grâce à la dématérialisation des services, les usagers bénéficient d’un accès simplifié aux services administratifs, entraînant une réduction significative des déplacements et des files d’attente.
Les impacts de cette initiative sont nombreux. La traçabilité des opérations contribue à réduire les risques de corruption et à renforcer la confiance entre les élus et les administrés. En parallèle, la rigueur budgétaire permise par la digitalisation améliore l’allocation des ressources publiques, favorisant ainsi le développement local.
L’application E-Commune a également eu un impact notable sur l’emploi, générant plus de 2000 postes directs et indirects dans les secteurs du numérique et de la gestion des données. Plus de 300 organisations ont été formées aux outils de géo-information, offrant des compétences précieuses à la jeunesse.
« Avec E-Commune, nous avons non seulement digitalisé l’administration locale, mais ouvert de nouvelles opportunités pour le développement des territoires », a déclaré le directeur général du CNTIG, Dr Edouard Fonh-Gbéi.
Le maire de Migninan, El Hadj Diakité Mory a ajouté, « Cette application a renforcé notre efficacité et valorisé le travail de nos agents communaux ».
La frénésie actuelle autour d’E-Commune témoigne d’une volonté croissante d’aligner la gouvernance locale sur les standards modernes, tout en transformant le rapport entre les citoyens, les élus et les institutions. Si cette dynamique se maintient, elle pourrait redessiner durablement la gouvernance locale en Côte d’Ivoire, conclu le document.
(AIP)
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