Abidjan, 08 sept 2026 (AIP)- La Côte d’Ivoire a officiellement lancé, mardi 8 septembre 2026 à Abidjan, un atelier de consultation visant à élaborer une procédure nationale de validation et d’enregistrement des initiatives d’insertion (insetting) dans les chaînes de valeur.
Portée par le Bureau Marché Carbone (BMC) du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, avec l’appui du PNUD et d’IDH, cette démarche inédite ambitionne de structurer le secteur, d’attirer les financements privés et de garantir la transparence des actions climatiques, en particulier dans les filières agricoles comme le cacao, le café ou le coton.
« Mobiliser des financements innovants pour soutenir nos objectifs climatiques, structurer un dispositif national crédible, transparent et aligné sur les meilleures pratiques internationales », a declaré la secrétaire technique du Bureau Marché Carbone (BMC), Rachel Boti Douayoua, pour résumer l’enjeu de l’atelier qui réunit, les parties prenantes du secteur carbone ivoirien.
Pendant deux jours, représentants du secteur privé, experts techniques et partenaires internationaux plancheront sur un projet de procédure nationale d’enregistrement des initiatives d’insetting.
Ces projets, qui consistent à réduire ou séquestrer les émissions au sein même des chaînes d’approvisionnement des entreprises, connaissent un essor remarquable en Côte d’Ivoire, notamment dans les filières cacao, café, coton et anacarde.
« Pourtant, il n’existe pas encore de procédure nationale harmonisée permettant de définir les conditions de validation, d’enregistrement et de suivi de ces initiatives.
Cette absence limite la reconnaissance institutionnelle, l’intégration dans le registre carbone national et la prévention du double comptage avec les projets volontaires ou REDD+ », a souligné Mme Boti Douayoua.
La mission du BMC, soutenue par le PNUD et IDH, vise à combler ce vide. Elle s’articule autour d’un diagnostic participatif, d’une revue des normes internationales (SBTI-FLAG, GHG Protocole) et de consultations bilatérales, avant un atelier de validation final prévu dans les semaines à venir.
Au nom de la représentante du PNUD, Jean Paul Aka a salué « le leadership du ministère et du BMC » dans la construction d’un cadre carbone transparent.
Il a souligné l’importance de cet outil pour reconnaître les efforts du secteur privé, « pierre angulaire de la solution climatique en Côte d’Ivoire », et a insisté sur la synergie entre partenaires pour soutenir efficacement les ambitions du pays.
Pour la représentante d’IDH, Stéphanie Kadio, cet atelier « montre une volonté de collaboration et d’ouverture entre le secteur public et le secteur privé ». IDH, qui œuvre à construire des ponts entre ces deux mondes, encourage cette approche participative qui, espère-t-elle, contribuera pleinement à la lutte contre les changements climatiques.
L’atelier doit aboutir à des recommandations sur les critères d’éligibilité, les frais administratifs et les mécanismes de prévention du double comptage. À terme, la procédure nationale permettra à la Côte d’Ivoire de consolider son leadership régional en matière de gouvernance carbone, tout en sécurisant les investissements durables sur son territoire.
(AIP)
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