Abidjan, 14 sept 2026 (AIP) – L’opérateur économique et consultant en développement de ressources locales et de projets à impact, Kouléon Monnint, a appelé à une meilleure valorisation des sous-produits agricoles ivoiriens, notamment les graines de papaye, les noyaux de mangue, les cabosses de cacao et la pulpe de karité.
Il s’exprimait samedi 12 septembre 2026 à Paris, en France, lors du panel « Agriculture durable, sécurité alimentaire et économie circulaire », organisé dans le cadre du Sommet international de l’investissement et de l’innovation vert (SIIVERT 2026).
Selon une note d’information transmise à l’AIP, lundi, M. Kouléon a relevé que de nombreuses ressources naturelles disponibles en Côte d’Ivoire restent sous-exploitées ou sont considérées comme des déchets, alors qu’elles peuvent être transformées en produits à valeur ajoutée.
« Prenons l’exemple de la mangue : après avoir consommé le fruit, nous jetons généralement le noyau. Pourtant celui-ci contient une amande dont on peut extraire du beurre de mangue », a-t-il expliqué, précisant que ce produit est utilisé notamment dans les industries cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires.

Concernant le karité, le panéliste a indiqué que la pulpe du fruit pouvait également être valorisée dans la fabrication de confitures, de boissons et d’autres produits alimentaires, au-delà de l’utilisation de l’amande pour la production de beurre de karité.
Les cabosses de cacao constituent, selon lui, une autre source de valorisation. Après l’extraction des fèves, elles peuvent servir à produire de l’énergie ou du biochar, destiné notamment à améliorer la fertilité des sols.
Les graines de papaye, généralement jetées, peuvent quant à elles être séchées et utilisées comme condiments ou entrer dans la fabrication d’huiles et d’autres ingrédients naturels.
Pour M. Kouléon, le développement de ces activités nécessite notamment l’information, la formation et l’accompagnement des populations. Il préconise une démarche en quatre étapes consistant à identifier les ressources disponibles et leurs débouchés, former les populations aux techniques de transformation, structurer et équiper les unités de production, puis organiser la commercialisation et le passage à l’échelle.
« Notre approche est pragmatique : partir de ce que les territoires possèdent déjà, transformer les déchets en ressources, créer de nouveaux produits pour permettre aux populations de mieux vivre de leur environnement », a-t-il déclaré.
Plusieurs participants ont salué cette présentation. La commissaire générale et initiatrice du SIIVERT 2026, Victoire Aby Say, a annoncé la poursuite des activités à Paris en novembre 2026, avec notamment la signature de protocoles et de partenariats ainsi que la publication des résultats du concours des médias sur l’économie verte.
(AIP)
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