Abidjan, 23 juil 2026 (AIP)- Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers l’initiative BIOFIN (Biodiversity Finance Initiative) financée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), a lancé mercredi 23 juillet 2026 à Abidjan, un atelier de présentation et de validation de la stratégie de collecte des données pour la réalisation de l’Analyse des Dépenses de la Biodiversité (ADB).
Cette rencontre de deux jours réunit des représentants des administrations publiques, du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Elle s’inscrit dans le processus d’élaboration du Plan national de financement de la biodiversité (PNFB) et de l’actualisation de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB).
Signataire de la Convention sur la diversité biologique, la Côte d’Ivoire s’est engagée à mettre en œuvre le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022, qui invite les États à renforcer leurs mécanismes de financement de la conservation et de l’utilisation durable des ressources naturelles.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le Dr Tié a souligné l’importance de cette étape.
« La Côte d’Ivoire s’est engagée dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal adopté en 2022. Elle doit donc disposer d’outils fiables pour mesurer ses efforts, identifier ses besoins et mobiliser les ressources nécessaires. Cet atelier marque une étape décisive. Il nous permettra de partager une méthodologie commune, de renforcer la transparence et de bâtir une base solide pour le financement durable de la biodiversité », a-t-il déclaré.
Le point focal BIOFIN au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, Diomandé Ismaël, a rappelé que la perte accélérée de la biodiversité impose une transformation des modèles économiques et financiers.
« Les objectifs et cibles du Cadre mondial appellent à un changement économique et financier où la nature est placée au cœur du développement durable, où sa valeur est correctement prise en compte, cultivée et financée », a-t-il indiqué.
Au nom du PNUD, Mme Hafsa Ouattara a relevé que les financements actuels restent insuffisants face aux enjeux de conservation.
« L’Analyse des Dépenses de la Biodiversité permettra de disposer, pour la première fois, d’une vision claire et objective des investissements publics et privés consacrés à la biodiversité. Les résultats serviront de base à l’identification des besoins de financement et à la mobilisation de ressources additionnelles », a-t-elle affirmé.
Les travaux permettront de former les participants aux outils de pré-collecte et de collecte des données. Les résultats attendus devront offrir à la Côte d’Ivoire une meilleure visibilité sur les financements consacrés à la biodiversité et faciliter la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ses engagements internationaux.
(AIP)
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