Abidjan, 31 juil 2026 (AIP) – Le Réseau des journalistes scientifiques d’Afrique francophone (RJSAF) a officiellement installé son antenne de Côte d’Ivoire, jeudi 30 juillet 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan, sise au Plateau, lors de la Journée du journalisme scientifique organisée autour du thème : « Face à la crise de confiance dans les médias, le journalisme scientifique comme une solution pour mieux informer et transformer nos sociétés ».
La coordonnatrice du RJSAF Côte d’Ivoire, Marthe Bénédicte Kra Akissi, a relevé que la science occupe une place essentielle dans la vie quotidienne, tout en reconnaissant les difficultés que rencontrent souvent les journalistes pour traiter des sujets scientifiques en raison de leur complexité.
« Une rumeur peut parcourir le monde avant que la vérité ne soit établie. Notre responsabilité est immense », a-t-elle déclaré, invitant les professionnels des médias à renforcer la rigueur dans le traitement de l’information scientifique. Elle a également procédé au lancement officiel des activités de l’antenne ivoirienne et remercié les autorités, les partenaires et les journalistes pour leur accompagnement.
Représentant le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, le sous-directeur du développement des médias et de l’audiovisuel, Koutouan Félix Olivier, a salué une initiative qui intervient dans un contexte marqué par la prolifération de la désinformation. Il a souligné la complémentarité entre journalistes et scientifiques pour produire une information fiable, expliquer les faits scientifiques et renforcer la confiance du public envers les médias. Il a réaffirmé le soutien du ministère à cette initiative avant de déclarer ouverte la Journée du journalisme scientifique.
Le président du RJSAF, Kossi Balao, s’est félicité de la création de l’antenne ivoirienne, qu’il considère comme un levier de promotion du journalisme scientifique en Côte d’Ivoire et dans l’espace francophone. Il a rappelé que le réseau entend rapprocher la science des citoyens, valoriser les résultats de la recherche africaine et préparer la troisième conférence mondiale des journalistes scientifiques d’Afrique francophone.
Déplorant la faible représentation de l’Afrique francophone à la dernière conférence mondiale des journalistes scientifiques, avec seulement sept participants sur près de 1 200, il a appelé à lever les obstacles administratifs et linguistiques freinant la participation des journalistes africains aux grandes rencontres internationales.
La cérémonie a été marquée par deux panels consacrés aux enjeux du journalisme scientifique.

