Abidjan, 9 juil 2026 (AIP)- Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté a affirmé qu’investir en Côte d’Ivoire, c’est investir dans un hub régional stable et compétitif.
Le ministre a fait cette déclaration, jeudi 9 juillet 2026, lors de la deuxième journée du Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, consacrée au secteur privé.
Intervenant au panel sur le thème « Accroissement de la productivité agricole, développement des chaînes de valeur et transformation agricole », aux côtés du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Touré et du ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini-Komoé, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a présenté les atouts de l’écosystème ivoirien destinés à attirer les investissements privés.
Il a rappelé que le PND 2026-2030 prévoit 114 828,5 milliards de FCFA d’investissements, dont 70,2 % sont attendus du secteur privé. « Investir en Côte d’Ivoire, c’est investir dans un hub régional stable et compétitif », a-t-il affirmé, mettant en avant une croissance moyenne de 6,5 % entre 2021 et 2025, projetée à 7,2 % sur la période 2026-2030.
Le ministre a insisté sur la nécessité de créer davantage de valeur ajoutée à partir des productions agricoles nationales. Il a indiqué que la Côte d’Ivoire produit 1,84 million de tonnes de cacao et 1,549 million de tonnes de noix de cajou, avec pour ambition de transformer 50 % de ces productions d’ici à 2030.
Premier producteur africain d’hévéa, le pays entend également développer les deuxième et troisième niveaux de transformation afin de produire notamment des pneumatiques.
« Nous devons transformer plus, exporter davantage de produits manufacturés et créer plus de valeur sur place », a déclaré Kalil Konaté.
Évoquant les opportunités d’investissement, il a relevé que la Côte d’Ivoire importe chaque année plus de 610 milliards de FCFA de riz, plus de 522 milliards de FCFA de poissons, pour un sous-total d’environ 1 541 milliards de FCFA de produits alimentaires importés.
Le cumul global des importations recensées, comprenant notamment les produits alimentaires, le pétrole, les médicaments et les produits vétérinaires, atteint environ 3 900 milliards de FCFA.
Selon lui, ces importations représentent autant de niches d’investissement pour le secteur privé. Il a également plaidé pour le développement de zones économiques spéciales, de plateformes logistiques performantes et d’infrastructures énergétiques afin de réduire les coûts de production des entreprises.
« Le PND fixe un objectif de 500 000 emplois industriels à l’horizon 2030. C’est en transformant davantage nos matières premières que nous y parviendrons », a-t-il soutenu.
Le membre du gouvernement a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires, à réduire l’informalité et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
Il a assuré les investisseurs de la stabilité du cadre économique et juridique ivoirien, concluant que « vos investissements sont sécurisés en Côte d’Ivoire », tout en invitant les partenaires privés à accompagner la mise en œuvre du PND 2026-2030 et l’ambition du pays de porter la contribution de l’industrie à 30 % du PIB d’ici à 2030.
Lors de ce panel, plusieurs thématiques ont été abordées notamment, la transformation locale des matières premières agricoles, le développement des chaînes de valeur ainsi que l’accélération de l’industrialisation
(AIP)
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