Abidjan, 9 juil 2026 (AIP) – Le Sommet international de l’innovation et de l’investissement vert Africa-Europe (SIIV 2026) ambitionne de renforcer les partenariats entre l’Afrique et l’Europe afin de mobiliser des financements en faveur des projets innovants et durables et de rapprocher les porteurs de projets africains des investisseurs internationaux, a indiqué jeudi 9 juillet 2026, sa commissaire générale, Aby Say Victoire.
S’exprimant lors de la conférence de presse marquant le lancement de la première édition du sommet, organisée à la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de décisions », à Abidjan- Cocody, Mme Say a expliqué que cette initiative vise à mettre en valeur le potentiel économique et environnemental de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique tout en favorisant une coopération renforcée avec les partenaires européens.
« Notre ambition est de créer un pont entre l’Afrique et l’Europe, entre les investisseurs et les porteurs de projets, afin de montrer au monde les nombreuses opportunités qu’offre l’Afrique », a déclaré la commissaire générale.
Selon elle, l’insuffisance des financements demeure le principal frein au développement des investissements verts sur le continent. Elle a toutefois estimé que des projets innovants, crédibles et bien structurés sont susceptibles d’attirer les investisseurs internationaux.
« Lorsqu’un projet est crédible et innovant, il peut mobiliser les financements nécessaires pour être déployé en Côte d’Ivoire, en Afrique et à l’échelle internationale », a-t-elle affirmé.
Aby Say Victoire a précisé que le SIIV 2026 se veut une plateforme de référence dédiée à l’innovation verte, au financement durable et à la coopération intercontinentale.
Elle a souligné que cette première édition entend favoriser le dialogue entre les pouvoirs publics, les investisseurs, les institutions financières, le secteur privé, les chercheurs et la société civile.
Placé sous le thème « Financer un avenir durable : converger vers une Afrique verte et résiliente », le sommet proposera des conférences inaugurales, des panels, des tables rondes, des séances de présentation de projets (« pitchs »), une exposition consacrée aux innovations vertes ainsi que des rencontres d’affaires destinées à faciliter l’accès des porteurs de projets aux investisseurs.
Les organisateurs prévoient également le lancement d’un Observatoire des innovations vertes, chargé d’identifier et d’accompagner les initiatives africaines en matière de transition écologique, ainsi que la création d’un Fonds africain pour le développement durable, destiné à contribuer au financement des projets verts sur le continent.
Les travaux porteront notamment sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la mobilité durable, la finance verte, l’entrepreneuriat innovant, les technologies propres, la communication climatique, la préservation du patrimoine et l’écotourisme.
À l’issue de la rencontre, les organisateurs espèrent favoriser la conclusion de partenariats stratégiques, susciter des engagements financiers, publier un Livre vert regroupant les recommandations formulées au cours des échanges et mettre en place un réseau d’innovateurs, d’investisseurs et de décideurs engagés en faveur de la transition écologique en Afrique.
Intervenant à son tour, le secrétaire général de la Commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO, Soro N’Golo Abdou, a rappelé que l’Afrique figure parmi les priorités stratégiques de l’UNESCO.
Il a souligné que l’éducation, la science, la culture et l’accès à l’eau constituent des leviers essentiels pour bâtir un développement durable, inclusif et résilient.
Selon lui, le SIIV 2026 dépasse le cadre d’une simple rencontre internationale. « Il se veut une plateforme de dialogue, de mobilisation et d’actions concrètes destinée à accélérer la transformation écologique du continent africain », a-t-il affirmé.
Le secrétaire général a enfin plaidé pour une approche plaçant l’innovation technologique, les investissements durables et la créativité culturelle au cœur des stratégies de développement, conformément à la vision de l’UNESCO de promouvoir une science au service de l’humanité et une technologie inclusive.
(AIP)
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