Soubré, 1er nov 2026 (AIP) – Cent adolescents des localités de Méagui, Buyo, Okrouyo et Guéyo ont bénéficié de formations professionnelles dans le cadre du programme « Ensemble pour agir contre les causes profondes du travail des enfants » (ENACTE), qui a mis en place trois pôles de formation par apprentissage (PFA) dans la région de la Nawa.
Les infrastructures ont été officiellement remises aux autorités locales à l’issue d’une tournée de l’Organisation internationale du Travail (OIT), effectuée du 27 au 30 octobre 2026 à Buyo, Okrouyo et Guéyo.
Cette initiative vise à offrir aux adolescents vivant dans les zones de production cacaoyère des possibilités de formation et d’insertion professionnelle, afin de les éloigner des travaux inadaptés à leur âge dans les plantations.
Le coordonnateur du programme ENACTE, Konan Sylvain, a souligné que la réalisation de ces infrastructures constitue une étape importante, mais que le projet entend également mettre en place un environnement favorable à un apprentissage de qualité.
« Il fallait bâtir un écosystème solide d’apprentissage de qualité », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de réunir les conditions d’une formation professionnelle durable.
Parmi les bénéficiaires, Marie-Marcelle, apprenante à Guéyo, s’est réjouie des connaissances acquises et des perspectives offertes par le dispositif.
« Ce projet va faire de nous des personnes capables de nous prendre en charge », a-t-elle témoigné.
Le chef central de la sous-préfecture d’Okrouyo, Kosséré Zéphirin, a salué une initiative porteuse de perspectives pour les familles et les communautés bénéficiaires.
« C’est un grand bénéfice pour mon village et ma sous-préfecture. Nous allons garder et protéger ces infrastructures, c’est l’avenir de nos enfants », a-t-il assuré.
Soutenu par l’Union européenne et la Coopération suisse, le programme ENACTE entend renforcer les moyens de subsistance des communautés productrices de cacao et favoriser l’accès des enfants et des adolescents à des possibilités de formation et d’insertion professionnelle.
À la suite de la remise des trois pôles aux autorités locales, le coordonnateur du programme les a invitées à s’approprier les infrastructures et le dispositif d’accompagnement afin d’en garantir le fonctionnement et la pérennité.
Il a estimé que ces centres peuvent devenir autonomes à condition de bénéficier d’un suivi régulier et de moyens adaptés à leur entretien.
« Les PFA peuvent se positionner comme un véritable levier de développement local et de réorientation de la jeunesse », a-t-il soutenu.
(AIP)
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