Aboisso, 25 août 2026 (AIP) – Des chefs de village, chefs de canton, présidents de jeunesse et guides religieux de la région du Sud-Comoé ont pris part, mardi, à une séance de sensibilisation sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, organisée à la mairie d’Aboisso par l’ONG Vie Saine et son partenaire International Justice Mission (IJM), en collaboration avec le Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP).
Placée sous le thème « Ensemble, luttons contre l’exploitation des êtres humains et le trafic illicite de migrants », cette rencontre visait à informer les leaders communautaires sur les risques liés à ces fléaux, à identifier les facteurs de vulnérabilité dans le contexte local et à renforcer leur implication dans les mécanismes communautaires de protection.
Le président du Conseil d’administration de l’ONG Vie Saine, Dr Ilunga Tshinko Bon Go, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention et de protection des personnes vulnérables, particulièrement les enfants, en misant sur le rôle de proximité des autorités communautaires et religieuses.
La responsable régionale d’International Justice Mission (IJM), Anita Budu, a, pour sa part, expliqué que la traite des personnes ne se limite pas aux mouvements transfrontaliers.
« Quand on parle de trafic humain, on parle de deux volets. Le premier volet, c’est entre deux pays, et le deuxième volet, c’est à l’intérieur des pays. On prend des enfants pour les envoyer d’un point A à un point B pour l’exploitation », a-t-elle déclaré.
Représentant le préfet de région et du département d’Aboisso, la secrétaire générale de la préfecture, Donatienne N’Guessan Touré, a souligné que la lutte contre ces pratiques exige une mobilisation de tous les acteurs.
« La protection de l’être humain ne peut être l’affaire d’une seule institution », a-t-elle affirmé.
Les participants ont été invités à jouer pleinement leur rôle de relais communautaires en sensibilisant les populations, en signalant les situations à risque et en orientant les victimes vers les mécanismes de prise en charge existants, afin de contribuer au renforcement de la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.
Les services de la protection sociales sont confrontés régulièrement à des cas de trafique et d’exploitation humain dans le département d’Aboisso.
(AIP)
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