Daloa, 25 oct 2026 (AIP) – Cinq cents jeunes volontaires de la deuxième cohorte du centre de service civique de Daloa ont achevé, vendredi 23 octobre 2026, six mois de formation professionnelle et citoyenne, avec pour perspective leur insertion dans le monde du travail.
Baptisée du nom du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, cette cohorte a reçu ses attestations de formation lors d’une cérémonie présidée en présence de quatre membres du gouvernement, dont le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, et le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot.
Durant leur séjour au centre, les stagiaires ont été formés à plusieurs métiers, notamment l’électricité bâtiment, la mécanique automobile, la maçonnerie, le carrelage, la construction métallique, l’agro-pastoral, la pâtisserie-cuisine et le froid-climatisation.
Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme vise également à inculquer aux jeunes des valeurs de discipline, de respect, de solidarité et de civisme, a souligné le ministre Mamadou Touré.
Invité à la cérémonie, Kouamé Yao Max Morel, pensionnaire de la première cohorte, a témoigné de l’impact de cette formation sur son parcours. Anciennement sans perspective d’avenir alors qu’il vivait dans un campement, il a appris le métier de carreleur et obtenu son diplôme. Il effectue actuellement un stage d’immersion professionnelle auprès d’un maître-artisan.
Pour sa part, Tia Marie-Espérance, l’une des stagiaires sortantes, a évoqué les changements positifs intervenus dans son comportement depuis son admission au centre. Elle a notamment cité l’apprentissage de la discipline, du respect des autres, du sens de l’effort et de la pratique régulière du sport.
Le parrain de la cohorte, Bernard Kini Comoé, a exhorté ses filleuls à développer des réseaux professionnels afin de favoriser leur insertion. La marraine, la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Belmonde Dogo, les a, quant à elle, invités à devenir des artisans de paix au sein de leurs familles et de leurs communautés.
À l’issue de leur formation, les stagiaires sont accompagnés par l’Agence Emploi Jeunes pour leur placement en immersion professionnelle ou en stage auprès de maîtres-artisans, a rappelé Mamadou Touré.
Le ministre a également relevé que certains pensionnaires ont emprunté d’autres voies d’insertion en réussissant les concours d’accès aux écoles de police et de gendarmerie, ainsi qu’aux Centres d’animation et de formation professionnelle (CAFOP).
(AIP)
Kaem/kp

