Tiébissou, 18 août 2026 (AIP) – Le professeur de théâtre Etien Parfait, représentant le directeur régional de la Culture et de la Francophonie de Yamoussoukro, a salué samedi 14 août 2026, les efforts déployés par le commissaire général de la Nuit des contes, Koffi Louis, en faveur de la sauvegarde et de la pérennisation du conte.
Cette appréciation a été faite lors de la quatrième édition de la Nuit des contes, organisée dans la cour du centre culturel de N’gangoro Nanafouè, à environ sept kilomètres de Tiébissou, dans la région du Bélier.
« Au nom de monsieur le directeur régional de la Culture et de la Francophonie de Yamoussoukro, Koffi Mark Jolsen, que je représente ici, je tiens à remercier et à encourager le commissaire général de la 4e édition de la Nuit des contes, Koffi Louis, pour les efforts qu’il fournit avec son équipe pour ressusciter et pérenniser le conte, cette richesse culturelle qui a pratiquement disparu des veillées au clair de lune et des rassemblements autour du feu », a déclaré Etien Parfait.
Il a rappelé que le conte constituait autrefois un important moyen de divertissement, de transmission des connaissances et d’éducation, notamment pour les enfants. « Pérenniser le conte est un acte de reconnaissance des liens culturels ancestraux », a-t-il estimé, appelant les autorités compétentes et les populations à soutenir davantage l’initiative de Koffi Louis et son équipe.
Le promoteur de l’événement, inspecteur d’orientation en poste au ministère des Transports et des Affaires maritimes, a exprimé son ambition de faire évoluer la Nuit des contes en une journée, voire plusieurs journées entièrement consacrées à cet art traditionnel.
La soirée a été animée par plusieurs conteurs du village et du canton Nanafouè, ainsi que par deux artistes de la troupe Croko Théâtre de Yamoussoukro, Kouadio Fernande, dite « Nada », et Yoboué Blandine, dite « La Reine mère ».
À travers leurs récits, les conteurs ont abordé diverses thématiques sociales et éducatives. Konan Adjoua a notamment sensibilisé le public à la lutte contre la maltraitance et la discrimination envers les enfants à travers l’histoire d’Assouman, un enfant rejeté par sa mère en raison de maladies de peau et de son apparence physique, avant de réussir dans la vie et de se réconcilier avec sa famille.
La « Reine mère » a, pour sa part, évoqué les conséquences de la division et l’importance de savoir garder un secret, tandis que Taloua Kodjo a raconté l’origine des oiseaux tisserins, qu’il associe aux rivalités entre femmes.
Kouamé Kouakou, dit « Ancien », a abordé l’origine de l’adultère et les conséquences de la recherche du « plus bel homme » comme conjoint. Nada a prôné le règlement pacifique des crises, tandis que Kanga Niamké Marcel Yaoba, dit « Laïwlè », a évoqué l’origine de la polygamie et du célibat.
Les différentes prestations se sont succédé de 22h à 1h20 devant un public composé d’enfants, de jeunes et d’adultes, venu nombreux participer à cette activité de valorisation du patrimoine culturel.
(AIP)
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