Tiassalé, 25 juil 2026 (AIP)- Le tribunal de première instance de Tiassalé, réuni en audience criminelle vendredi 24 juillet 2026, a infligé des peines allant de cinq à 20 ans de prison ferme à trois individus reconnus coupables de viol et de viol en réunion.
Le premier dossier examiné par le tribunal concernait le nommé Ghoho O. P., jugé par contumace pour viol sur mineure. Élève de 18 ans au moment des faits, survenus en juin 2024 à Sikensi, l’accusé a abusé à trois reprises d’une fillette alors âgée de cinq ans.
Selon les témoignages livrés à la barre par la sœur aînée de la victime, la famille de cette dernière se rendait régulièrement chez les parents de l’accusé pour regarder la télévision. Profitant de moments d’inattention, le jeune homme attirait l’enfant pour abuser d’elle. Bien qu’un premier épisode ait fait l’objet d’un arrangement à l’amiable, le mis en cause a récidivé en s’introduisant cette fois au domicile de la victime, où il a finalement été surpris.
Si le ministère public avait requis 10 ans de prison ferme, la défense a sollicité la clémence de la cour en raison du jeune âge de l’accusé à l’époque des faits, tout en présentant des excuses à la victime.
Plaidant pour une prise de conscience collective, l’avocat de la défense s’est également inquiété de la recrudescence des agressions sexuelles, qui représentent environ la moitié des affaires jugées en audience criminelle, et a appelé les parents à une vigilance accrue, notamment au sein du cercle familial et du voisinage.
Statuant en répression, le tribunal a condamné Ghoho O. P. à cinq ans de prison ferme, assortis de peines complémentaires et de la délivrance d’un mandat d’arrêt.
La seconde affaire traitée lors de cette audience mettait en cause Segla M. N. et Kodjané J. M., poursuivis pour viol en réunion commis sous la menace d’armes à feu, en janvier 2024 à N’douci.
Les faits se sont déroulés en marge d’un braquage de quartier. La victime a été entraînée de force dans une maison en construction avant d’y être violentée par les deux individus. Pris de remords après leur forfait, Segla Marc a cherché à garder le contact avec la victime dès le lendemain.
Cette dernière a collaboré avec les forces de l’ordre pour lui tendre un piège, permettant son interpellation.
Déclarés coupables, les deux accusés ont été condamnés à 20 ans de prison ferme et au paiement solidaire de deux millions de francs CFA de dommages et intérêts à la victime.
Tous deux récidivistes, Segla M. N. et Kodjané J. M. avaient déjà été condamnés en 2021 par le tribunal de Grand-Bassam à 24 mois de prison ferme pour vol de motocyclette, puis à 20 ans de prison ferme en 2024 par ce même tribunal de Tiassalé pour vol à main armée.
(AIP)
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