Abidjan, 05 août 2026 (AIP)- Le ministère des Eaux et Forêts a rassuré les populations ivoiriennes que l’eau destinée aux besoins domestiques des ménages n’est soumise ni à une taxation, ni à une autorisation ou déclaration préalable, précisant que les mesures annoncées concernent exclusivement les prélèvements effectués par les acteurs économiques et les utilisateurs professionnels.
Dans un communiqué de clarification relatif à l’usage des ressources en eau, rendu public lundi 3 août 2026, le ministère rappelle que l’application de la loi n°2023-902 du 23 novembre 2023 portant code de l’eau impose des obligations d’autorisation ou de déclaration préalable pour les prélèvements d’eaux brutes ainsi que pour la réalisation de certains aménagements et ouvrages hydrauliques.
Cette disposition, fondée sur l’article 12 du code de l’eau, concerne notamment les exploitants de forages et de captages, les opérateurs d’alimentation en eau potable, les exploitants agricoles et agro-industriels, les acteurs du secteur minier, les producteurs d’énergie ainsi que les opérateurs touristiques et de loisirs.
Le ministère souligne que cette réglementation vise à assurer une meilleure gestion des ressources hydriques nationales à travers l’évaluation des impacts des prélèvements, la prévention des conflits entre usagers, la protection des écosystèmes aquatiques, le suivi des volumes exploités et l’application du principe « usager-payeur » pour les usages économiques de l’eau.
Il précise toutefois que certaines interprétations relayées sur les réseaux sociaux ont créé une confusion en laissant croire à l’instauration d’une autorisation, d’une déclaration ou d’une taxation de l’eau utilisée par les ménages pour leurs besoins quotidiens.
«Le précédent communiqué du ministère des Eaux et Forêts ne concerne nullement les usages domestiques de l’eau par les populations», indique le document, rappelant que ces usages sont protégés par l’article 18 du code de l’eau.
Ces usages comprennent notamment la consommation humaine, l’hygiène, le lavage du linge et des équipements domestiques, l’abreuvage des animaux domestiques, ainsi que certains usages traditionnels agricoles, aquacoles et de loisirs.
Le ministère explique que cette démarche réglementaire s’inscrit dans un contexte marqué par la dégradation des bassins versants, les effets du changement climatique, l’accroissement des besoins liés au développement économique et les risques croissants de pollution liés à certaines activités industrielles et minières.
« L’eau destinée aux besoins domestiques des ménages n’est ni taxée, ni soumise à une quelconque autorisation ou déclaration préalable », insiste le ministère des Eaux et Forêts, dirigé par Jacques Assahoré Konan.
La tutelle affirme que l’objectif recherché est exclusivement de renforcer l’encadrement des prélèvements opérés par les acteurs économiques afin de garantir une gestion durable et équitable des ressources en eau de la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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