Guiglo, 25 oct 2026 (AIP) – Dans la chaîne d’approvisionnement en graines d’hévéa, la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles constitue un enjeu pour les acteurs de la collecte, du stockage et de l’approvisionnement.
À Guiglo, dans la région du Cavally, l’Organisation internationale du travail (OIT) entend renforcer cette prévention en formant des personnes capables de transmettre les bonnes pratiques en matière de santé et de sécurité au travail (SST).
Prévue du lundi 26 au vendredi 30 octobre 2026, cette formation de formateurs vise à rapprocher les connaissances en matière de sécurité des réalités quotidiennes des travailleurs et des communautés impliquées dans cette chaîne d’approvisionnement. L’objectif est de faire des participants des relais de prévention auprès des différents acteurs de la filière.
Des solutions adaptées aux réalités locales
L’amélioration des conditions de travail ne repose pas uniquement sur l’existence de règles de sécurité. Elle suppose également que les personnes concernées puissent identifier les risques liés à leurs activités et adopter des mesures de prévention adaptées à leur environnement de travail.
C’est dans cette perspective que l’OIT organise cet atelier destiné à renforcer les connaissances théoriques et les compétences pratiques des participants. La formation porte sur l’amélioration de la santé et de la sécurité dans les lieux de travail, les exploitations agricoles et les communautés intervenant dans la chaîne de valeur des graines d’hévéa.
L’approche retenue privilégie des solutions participatives et peu coûteuses, susceptibles d’être mises en œuvre en tenant compte des réalités locales. Elle s’appuie sur la méthode WIND (Work Improvement in Neighbourhood Development), développée par l’OIT pour favoriser l’amélioration des conditions de travail au niveau communautaire.
Cette méthode vise à encourager les acteurs concernés à participer à l’identification des difficultés et à la recherche de mesures pratiques pour rendre leurs activités plus sûres. Son intérêt réside dans l’adaptation des solutions aux conditions de travail et aux moyens disponibles sur le terrain.
Former pour diffuser les bonnes pratiques
Le principe de la formation de formateurs consiste à multiplier les capacités de transmission des connaissances. Les participants sont ainsi appelés à partager les compétences acquises avec les autres intervenants de la chaîne d’approvisionnement, notamment ceux qui prennent part à la collecte, au stockage et à l’approvisionnement des graines d’hévéa.
Cette démarche vise à étendre les effets de la formation au-delà des personnes directement formées et à favoriser une meilleure appropriation des pratiques de prévention par les acteurs de terrain.
Le projet est également mis en œuvre à Divo, dans la région du Lôh-Djiboua, et à Abengourou, dans celle de l’Indénié-Djuablin. Son déploiement dans ces différentes localités s’inscrit dans la volonté de promouvoir des lieux de travail sûrs et sains dans la chaîne d’approvisionnement en huile issue des graines d’hévéa en Côte d’Ivoire.
L’appropriation des acquis, un enjeu déterminant
Au-delà de la tenue des sessions de formation, l’efficacité de cette initiative dépendra de la capacité des participants à transmettre les connaissances reçues et à encourager leur application dans les activités quotidiennes.
L’évolution des pratiques sur les lieux de travail permettra d’apprécier la portée de cette démarche. Le suivi des relais formés et l’observation des mesures de prévention effectivement adoptées pourront notamment aider à déterminer si les enseignements dispensés contribuent à améliorer les conditions de travail.
À Guiglo, l’initiative de l’OIT met ainsi l’accent sur la formation comme levier de prévention des risques professionnels dans la filière hévéa. La consolidation de cette démarche passera par la diffusion des bonnes pratiques et leur appropriation durable par les acteurs concernés.
(AIP)
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