Bondoukou, 1er sept 2026 (AIP) – Les jeunes et femmes du village de Soko (département de Bondoukou) se mobilisent pour valoriser le Gbiwalogo Festival à travers l’assainissement et la transformation d’un espace autrefois délaissé en un site culturel et artisanal devant accueillir la 4e édition de l’événement du 20 au 22 novembre 2026, a constaté l’AIP.
Chaque dimanche, les populations, notamment les femmes et les jeunes, se retrouvent sur le site pour des travaux de nettoyage et d’aménagement, une mobilisation qui traduit leur volonté de contribuer directement à la réussite du festival et à la valorisation de leur village.
« Chaque dimanche, mes sœurs et moi, nous nous retrouvons ici pour nettoyer le site », a expliqué la présidente des femmes de Soko, Minata Ouattara, exprimant sa fierté de voir cet espace changer progressivement de visage.
Initialement destiné aux tisserands du village, le site avait été abandonné avant de devenir un dépotoir et un espace peu fréquenté. Sa réhabilitation vise désormais à lui donner une nouvelle vocation au bénéfice de la communauté.
Mme Ouattara a salué l’initiative du commissaire général du Gbiwalogo Festival, Jean-Pierre Kouassi, qui, selon elle, contribue à insuffler une nouvelle dynamique au village et à créer des opportunités pour les jeunes et les femmes.

Pour M. Kouassi, également président du Réseau des jeunes entrepreneurs pour l’épanouissement du Gontougo (REJEC), cette mobilisation constitue une traduction concrète du thème de la 4e édition, « Engagement et résilience, piliers d’un développement harmonieux et véritable pour le Gontougo ».
« Nous voulons montrer qu’on peut transformer la poubelle en trésor », a-t-il déclaré, estimant que le développement local doit être porté en priorité par les populations elles-mêmes, à travers leur engagement et leur solidarité.
Le site réhabilité est destiné à devenir un centre artisanal et un espace communautaire permanent. Il accueillera, pendant le festival, des expositions, des artisans, des spectacles, des jeux pour enfants, une bibliothèque mobile ainsi que des espaces de restauration et d’animation.
Cette infrastructure devrait également offrir aux jeunes talents de Soko, un cadre de promotion et de valorisation de leurs savoir-faire artisanaux, tout en servant de lieu de rassemblement pour les populations et les visiteurs.
Le choix de Soko répond à la volonté de renforcer l’attractivité culturelle et touristique de cette localité frontalière de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Le festival ambitionne notamment de faire découvrir d’autres richesses du village au-delà de singes sacrés de Soko, afin d’accroître son attractivité auprès des visiteurs.
La mobilisation autour du Gbiwalogo Festival s’accompagne également d’actions en faveur de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes. Un partenariat avec l’initiative Gontougo prévoit des financements compris entre 100 000 et cinq millions de francs CFA pour accompagner les primo- entrepreneurs et soutenir des activités génératrices de revenus.
Des projets liés notamment aux chaînes de valeurs du piment et de la tomate sont concernés par cet accompagnement, selon M. Kwasi.
(AIP)
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