Abidjan, 27 juin 2026 (AIP)– Le juge en chef du Liberia, Yamie Quiqui Gbeisay Sr., a appelé à des réformes urgentes afin de renforcer l’exécution des décisions de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), estimant que l’absence de mécanismes efficaces d’application constitue l’un des principaux défis auxquels l’institution est confrontée.
Selon une dépêche publiée lundi 27 juillet 2026 par l’Agence de presse libérienne, s’exprimant lors d’une visite de courtoisie au président sierra-léonais, Julius Maada Bio, en marge de la réunion statutaire de la Cour de justice de la CEDEAO à Freetown, le magistrat a salué les avancées de cette juridiction régionale, notamment dans la protection des droits de l’homme, tout en mettant en garde contre les conséquences du non-respect de ses arrêts.
« Bien que la Cour de justice de la CEDEAO ait franchi des étapes remarquables, l’absence de mécanismes d’application constitue une menace importante pour son efficacité », a déclaré le juge en chef Gbeisay.
Il a exhorté le président Bio à mettre à profit son leadership pour engager des concertations et promouvoir des réformes destinées à garantir une meilleure exécution des décisions rendues par la Cour.
Le juge en chef s’exprimait devant une assemblée réunie à State House de Freetown, en présence de représentants de plusieurs États membres de la CEDEAO, venus participer aux travaux consacrés au renforcement des mécanismes d’exécution des jugements de la juridiction communautaire.
Yamie Quiqui Gbeisay Sr. a insisté sur la nécessité de consolider les cadres juridiques nationaux et régionaux afin que les décisions de la Cour ne restent pas de simples déclarations de principe, mais produisent des effets concrets au bénéfice des citoyens de la sous-région.
Selon lui, une justice régionale crédible repose non seulement sur la qualité des décisions rendues, mais aussi sur leur application effective, condition indispensable au renforcement de l’État de droit et à la protection des droits fondamentaux dans l’espace communautaire.
Cet appel intervient alors que les experts juridiques et les défenseurs des droits de l’homme multiplient les plaidoyers en faveur d’un mécanisme plus contraignant pour assurer le respect des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO, dont plusieurs arrêts demeurent encore inappliqués par certains États membres.
(AIP)
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