Abidjan, 16 sep 2025 (AIP) – La 4ᵉ réunion du Comité ministériel de pilotage du projet de développement du corridor Praia-Dakar-Abidjan, tenue le vendredi 12 septembre 2025 à Freetown (Sierra Leone), a approuvé les études techniques préliminaires et fixé les prochaines étapes pour la concrétisation de cette infrastructure stratégique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
À l’ouverture des travaux, le ministre sierra-léonais des Travaux et des Biens publics, Dr Denis M. Sandy, a plaidé pour des « solutions africaines aux problèmes africains », appelant à la définition d’un budget réaliste pour accélérer le démarrage du projet, rapporte un communiqué de presse de la CEDEAO transmise à l’AIP le mardi 16 septembre.

De son côté, le commissaire de la CEDEAO chargé des Infrastructures, de l’Énergie et de la Digitalisation, Sédiko Douka, a réaffirmé la priorité que représente ce programme pour l’intégration régionale. « Cette réunion marque une étape cruciale, au moment où les études préliminaires de la liaison maritime Praia-Dakar et du tracé optimal du corridor Dakar-Abidjan sont achevées », a-t-il déclaré, insistant sur l’urgence de mobiliser les financements nécessaires.
La Banque africaine de développement (BAD), partenaire clé du projet, a indiqué avoir déjà mobilisé, via le Fonds spécial du NEPAD, un don de 1,79 million de dollars US pour financer les études préliminaires. Sa représentante, Mme Lydie Ehouman, a assuré que l’institution est disposée à renforcer son appui financier et technique pour les prochaines phases, en vue de la mise en œuvre effective du projet.
Les ministres présents ont également examiné la ratification du traité par certains États membres, les options de financement incluant le partenariat public-privé, ainsi que le cadre institutionnel et juridique du projet. À l’issue de la rencontre, ils ont salué les progrès réalisés par la CEDEAO et réaffirmé leur engagement à soutenir ce corridor régional.
Le projet Praia-Dakar-Abidjan vise à relier les capitales et zones portuaires de huit pays membres (Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Sénégal et Sierra Leone), grâce à une combinaison de liaisons routières, ferroviaires et maritimes. Considéré comme un pilier majeur de l’intégration ouest-africaine, il ambitionne de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, de réduire les coûts de transport, et de stimuler le commerce intra-régional.
(AIP)
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