Abidjan, 27 juil. 2026 (AIP) – Le Parlement panafricain (PAP) a ouvert lundi 27 juillet 2026 à Midrand, en Afrique du Sud, la première session ordinaire de sa septième législature, avec pour ambition d’engager une réforme institutionnelle destinée à renforcer son efficacité et son influence au service de l’intégration, de la paix et du développement durable en Afrique.
À l’ouverture des travaux, le président du Parlement panafricain, Dr Fateh Boutbig, a qualifié cette nouvelle législature de « moment charnière » dans l’histoire de l’institution, appelant à privilégier des résultats concrets répondant aux attentes des citoyens africains.
« Les peuples de notre continent attendent de nous non pas de l’éloquence, mais un engagement sincère. Ils jugent le succès de leurs institutions non pas aux promesses qu’elles proclament, mais aux réalisations concrètes qui améliorent leur vie », a-t-il déclaré.
Le président du PAP a indiqué que son mandat s’articulera autour de quatre principes directeurs : la réforme, l’efficacité, le partenariat et la mise en œuvre. L’objectif est de faire évoluer cette assemblée consultative vers une institution davantage orientée vers l’application effective de ses recommandations.
Parmi les priorités retenues figurent le renforcement de la gouvernance interne par des réformes institutionnelles, l’accélération de l’intégration législative et économique pour accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la promotion de la diplomatie parlementaire en faveur de la paix ainsi que la transformation numérique et le renforcement de la souveraineté numérique du continent.
Évoquant la ZLECAf, Dr Boutbig l’a présentée comme « un projet civilisationnel et stratégique » destiné à permettre à l’Afrique de construire son avenir en s’appuyant sur ses propres capacités.
Le président du Parlement panafricain a également réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en plaidant pour des solutions africaines aux crises du continent, fondées sur le dialogue, la coopération et le respect du droit international.
Il a enfin appelé les parlementaires à soutenir le thème de l’année 2026 de l’Union africaine, consacré à la préservation des services d’eau et d’assainissement durables, qu’il considère comme un enjeu majeur pour le développement du continent, selon l’Agence de presse du gouvernement sud-africain.
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