Abidjan, 27 juil 2026 (AIP)-Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a accusé dimanche les États-Unis de chercher à « prendre le contrôle » de Cuba par le biais d’une politique d’« asphyxie économique maximale », tout en appelant les Cubains à défendre la souveraineté nationale, a rapporté lundi 27 juillet 2026 l’Agence de presse chinoise Xinhua.
S’exprimant à Pinar del Río, dans l’ouest du pays, à l’occasion du 73e anniversaire de la Journée nationale de la rébellion, le chef de l’État a affirmé que Washington poursuiit une stratégie visant à « étouffer l’ensemble du peuple afin de prendre le contrôle du pays ».
Selon lui, le gouvernement américain a renforcé le blocus économique en imposant un embargo énergétique et un « siège financier », des mesures qui, a-t-il soutenu, ont aggravé les difficultés économiques de l’île.
Miguel Diaz-Canel a notamment attribué la grave crise du réseau électrique cubain à ces sanctions, estimant que les longues coupures de courant ont fortement perturbé les activités industrielles et la vie quotidienne.
Qualifiant le blocus d’« arme de guerre », le président cubain a dénoncé une politique destinée, selon lui, à pousser la population à se retourner contre son gouvernement. Il a rappelé que les mesures coercitives unilatérales imposées par Washington sont condamnées chaque année par l’Assemblée générale des Nations unies.
Le dirigeant cubain a également estimé que les sanctions américaines affectaient gravement le système de santé de l’île, allant jusqu’à évoquer un « génocide froidement calculé ».
Réaffirmant la volonté de son gouvernement de préserver l’indépendance du pays, il a assuré que Cuba poursuivait sa lutte « avec acharnement et obstination » pour défendre sa souveraineté et son droit à choisir librement son système politique.
« Cuba n’est pas une menace », a-t-il déclaré, décrivant son pays comme « un peuple noble qui sauve des vies là où d’autres détruisent, qui envoie des médecins et des enseignants là où d’autres envoient des bombes ».
Sur le plan économique, Miguel Diaz-Canel a indiqué que la priorité du gouvernement était la mise en œuvre d’un programme de 176 mesures récemment approuvé. Ce plan prévoit notamment la promotion de différents modèles de gestion, le soutien aux travailleurs et aux agriculteurs ainsi que l’encouragement d’investissements qu’il a qualifiés de responsables.
Selon le président cubain, le pays entend répondre aux pressions extérieures « par la sagesse, un travail efficace et l’unité ».
La Journée nationale de la rébellion commémore les attaques menées le 26 juillet 1953 contre les casernes de Moncada, à Santiago de Cuba, et Carlos Manuel de Céspedes, à Bayamo, par Fidel Castro et une centaine de ses partisans. Bien que ces assauts aient échoué, ils sont considérés comme l’acte fondateur de la révolution cubaine ayant conduit, en 1959, à la chute du régime de Fulgencio Batista.
(AIP)
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