Abidjan, 26 oct 2026 (AIP) – Le président français, Emmanuel Macron, a reconnu lundi 26 octobre 2026, un manque d’anticipation et des effectifs policiers insuffisants lors des violences survenues le 17 octobre à Marseille, tout en plaidant pour une réponse associant fermeté sécuritaire et dialogue politique et social.
« C’est tout à fait vrai qu’à Marseille, comme ailleurs, il n’y avait pas assez de forces le 17 octobre », a déclaré le chef de l’État aux côtés du maire de Marseille, Benoît Payan. « On n’avait pas du tout anticipé ce qui s’est passé », a-t-il ajouté, évoquant notamment l’arrivée de militants d’ultragauche et des actes de délinquance qui se seraient greffés à la mobilisation.
Emmanuel Macron a également dénoncé le rôle des réseaux sociaux dans la polarisation de la société et la propagation des violences. « Les réseaux sociaux abîment nos démocraties, parce qu’ils polarisent », a-t-il affirmé, appelant à « casser ce cycle » de banalisation de la violence.
Le président a toutefois salué le dispositif de maintien de l’ordre déployé lors des manifestations du 24 octobre, estimant que les autorités avaient préservé le droit de manifester. Il a indiqué que près de 80 commerces avaient été touchés dans le pays et défendu le maintien de mesures préventives, notamment les couvre-feux dans les zones à risque et les parcours de manifestation éloignés des centres-villes.
Le chef de l’État a distingué la mobilisation actuelle des violences urbaines de l’été 2023, estimant que les revendications sociales, notamment celles des lycéens et les préoccupations liées à la vie chère, appelaient une réponse politique.
Il a annoncé des échanges avec des représentants lycéens et les organisations syndicales et patronales, ainsi que des mesures de soutien aux commerçants et collectivités affectés.
Le maire de Marseille a, pour sa part, plaidé pour une « sortie politique » de la crise, soulignant que les manifestants ne devaient pas être assimilés aux auteurs de dégradations.
(AIP)
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