Abidjan, 22 juil 2026 (AIP) – Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a appelé mardi 21 juillet 2026 les acteurs économiques nationaux à se préparer à saisir les opportunités offertes par l’industrie pétrolière, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier consacré à la mise en relation et à l’opérationnalisation du contenu local dans ce secteur stratégique, a rapporté l’Agence nigérienne de presse.
Organisée par le ministère du Pétrole au Centre international des conférences Mahatma Gandhi de Niamey, cette rencontre réunit les opérateurs pétroliers, les entreprises nigériennes, les banques, les compagnies d’assurance ainsi que les structures d’accompagnement, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de l’Ordonnance relative au contenu local et des engagements conclus entre l’État et les opérateurs pétroliers le 18 mai 2026.
Pour le chef du gouvernement, le développement du secteur pétrolier doit désormais constituer un véritable levier de souveraineté économique et de création de richesses au profit des populations nigériennes.
« L’exploitation de nos ressources pétrolières doit être un instrument concret de souveraineté, de participation effective des entreprises nigériennes à l’industrie pétrolière, d’amélioration des conditions de vie des Nigériens et de développement d’une expertise nationale avérée », a-t-il déclaré.
Ali Mahamane Lamine Zeine a réaffirmé l’engagement du Niger à maintenir un environnement favorable aux investissements, tout en exigeant des partenaires « le respect mutuel » et des relations équilibrées prenant en compte les intérêts de toutes les parties.
S’adressant aux entreprises nationales, il a insisté sur la nécessité pour celles-ci de renforcer leurs capacités afin de répondre aux exigences du secteur pétrolier. « La préférence nationale ne saurait signifier l’abaissement des standards. Elle doit au contraire devenir un puissant levier d’excellence nationale », a-t-il souligné.
Le Premier ministre a également interpellé les banques, les assureurs et les structures d’appui sur leur responsabilité dans la réussite de cette politique. Selon lui, l’intégration des entreprises nigériennes dans la chaîne de valeur pétrolière nécessite un accompagnement financier, technique et juridique adapté.
« Une entreprise nationale ne peut conquérir un marché pétrolier sans financement, sans garanties, sans assurance, sans conseil juridique, sans certification et sans accompagnement à la structuration », a-t-il relevé.
De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Niger (CCIN), Moussa Sidi Mohamed, a présenté le contenu local comme une stratégie visant à créer davantage de valeur ajoutée au niveau national, à promouvoir l’expertise locale et à favoriser le transfert de technologies.
Il a indiqué que 546 entreprises nigériennes opérant dans 16 domaines d’activités ont déjà été recensées et intégrées dans la base de données nationale des fournisseurs potentiels du secteur pétrolier. Cet outil doit permettre de rapprocher les opérateurs pétroliers des entreprises locales capables de fournir des biens et services.
Le président de la CCIN a toutefois invité les entreprises nigériennes à améliorer leur compétitivité et leur professionnalisme afin de répondre aux exigences internationales du secteur, notamment en matière de qualité, de sécurité, d’hygiène, d’environnement et de financement.
Pour les autorités nigériennes, l’application effective du contenu local doit permettre une meilleure valorisation des ressources pétrolières, la création d’emplois, le développement des compétences nationales et une plus grande implication des entreprises locales dans les activités liées aux hydrocarbures.
L’atelier de Niamey marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique nationale visant à faire du pétrole un moteur de développement économique et social.
(AIP)
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