Abidjan, 16 juil 2025 (AIP)- L’ancien président nigérian Muhammadu Buhari a été inhumé mardi 15 juillet 2025 dans l’enceinte de sa résidence privée à Daura, sa ville natale, sous les regards émus de milliers de personnes venues lui rendre un dernier hommage, a rapporté mercredi 16 juillet 2025, l’Agence de presse nigériane (NAN-News Agency of Nigeria)
Des prières émouvantes et des larmes ont accompagné la cérémonie funèbre, à laquelle ont assisté le président actuel du Nigeria Bola Ahmed Tinubu, son vice-président Kashim Shettima, ainsi que de nombreuses figures politiques et diplomatiques de haut rang.
Étaient également présents : l’ancien vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo, le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embaló, et le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine.
La cérémonie a également réuni des chefs de service, des capitaines d’industrie, d’anciens gouverneurs, des représentants du président du Tchad, des dignitaires religieux, ainsi que d’autres personnalités venues de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
Un hommage militaire solennel, comprenant une salve de 21 coups de canon, a précédé l’inhumation du défunt président. Le chef d’état-major de la Défense du Nigeria, le général Christopher Musa, a lu une citation en l’honneur de Buhari, saluant sa carrière exemplaire et son engagement patriotique.
« Le décès du président Buhari représente une perte immense pour le Nigeria et pour sa famille. Il était un soldat de grande valeur, animé d’un profond sens du devoir, d’intégrité et de discipline », a déclaré le général Musa.
À son arrivée à Daura, le cercueil a été accueilli par une foule immense chantant des louanges à Allah et priant pour le repos de l’âme de l’ancien dirigeant. Les membres de sa famille ont eu quelques instants de recueillement auprès du corps avant son inhumation.
Militaire de carrière, Muhammadu Buhari avait dirigé le pays de 1984 à 1985 à la suite d’un coup d’État, avant de revenir au pouvoir par les urnes en 2015. Réélu en 2019, son administration a été marquée par une lutte farouche contre la corruption, des investissements dans les infrastructures, mais aussi des défis persistants sur le plan sécuritaire et économique.
(AIP)
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