Dabou, 24 juin 2026 (AIP)- Les populations de Dabou ont été instruites, mardi 23 Juin 2026, lors de la cérémonie d’ouverture des journées nationales du service public (JNSP) , qui s’est tenue à la mairie de ladite commune.
La Conférence inaugurale de ces journées, prononcée sur le thème : « La place du citoyen dans l’amélioration de la qualité du service public », a été l’occasion pour le conférencier, Amin Achy Hubert, coordinateur général de l’Observatoire du service public ( OSEP) d’aborder aux nombres des six questions inscrites à son agenda, la question essentielle, fondamentale des contributions que peuvent avoir les citoyens dans l’amélioration du service public ».
Selon lui, la capacité d’adaptation, constitue un élément important. Le citoyen, acteur de service public, doit pouvoir s’adapter aux changements, être au fait de l’évolution technologique et accepter les changements, pour le bien et l’efficacité du service. Il doit en outre, pour le conférencier Amin, prendre des dispositions pour assurer la continuité du service, sans priver l’usager client du bénéfice des prestations dont il a droit aux heures régulières et trouver des mécanismes de remplacement des agents malades où en congés.
Les citoyens acteurs de service public, a-t-il ajouté, doivent mener également des réflexions sur la qualité du service. En cela, « il doit toujours tenir compte de l’usager client, parce que, c’est pour que nous sommes là » a soutenu le conférencier.
À cet égard, il a insisté sur le fait qu’il doit faire de lui un partenaire incontournable, et non un simple client, qui nous permet, d’atteindre nos résultats, d’évaluer nos performances et de renseigner, les mécanismes mis en place pour les apprécier.
Quant au citoyen, dans sa position d’usager client, le coordinateur des actions et réformes à l’OSEP a fait savoir, « qu’il ne doit pas se contenter d’exprimer uniquement des plaintes, où son ressenti, mais doit faire des propositions aux administrations qu’il fréquente, partager des expériences, sensibiliser même l’entourage sur les mécanismes disponibles » .
La question des défis, a par ailleurs, meublé la fin de la Conférence. Pour lui, le changement de paradigme est un défi essentiel, c’est-à-dire passer d’une administration bureaucratique, à une administration basée sur la valeur publique. Cela implique la mise du citoyen au cœur du service public.
La mise sur pied, en interne de mécanismes d’évaluation, pour corriger les faiblesses, renforcer la confiance de l’usager client, tout en conduisant des changements à tous les niveaux de l’écosystème du service public restes des défis cruciaux, a-t-il souligné.
À ceux-ci, il faut ajouté, la numérisation des systèmes d’écoutes, et leurs interopérabilité. L’accès des citoyens à des informations uniformes et de qualité, le renforcement des capacités des agents avec, la création de structures en charges de la qualité, l’accélération et la simplification des procédures, ponctuée de la digitalisation de celle-ci, et enfin,la mobilisation et la participation communautaires aux actions du service public.
Amin Achy Hubert a indiqué que l’administration publique est le bras séculier de tout pays, et la qualité de son état induit l’État de santé du pays.
Président l’ouverture des journées nationales du service public, dans les Grands ponts, le préfet de région, Amani Michèle Hortense Loboué a lu le message du gouvernement, et ouvert la visite des stands, par la coupures du ruban.
Plusieurs autres activités, sont prévues sur la période du 23 au 26 juin, consacrée aux journées nationales du service public. Il s’agit notamment, de l’animation des stands, jeux de société, d’activités sportives inter ministères, la récompense des meilleurs agents, et la tombola.
(AIP)
bec/fmo

