Botro, 24 oct 2026 (AIP)- La Fondation Aurko prévoit de former 200 jeunes, dont 120 femmes et 80 hommes, aux techniques agricoles pour favoriser leur autonomisation économique et contribuer à la lutte contre la pauvreté.
L’annonce a été faite vendredi 23 octobre 2026 à la salle des fêtes de la mairie de Botro par Bè Amani, représentant du président de la fondation, Anaud Théodore Yao.
Selon lui, le projet répond aux difficultés d’approvisionnement en denrées alimentaires, notamment en oignons, dans plusieurs localités du nord de la Côte d’Ivoire, et à la hausse des prix des produits alimentaires. « Il vaut mieux apprendre à pêcher que de toujours offrir du poisson », a-t-il déclaré.
Le programme prévoit l’aménagement d’un champ-école de cinq hectares pour former les bénéficiaires à la production agricole, selon une approche associant théorie et pratique. Les cultures envisagées sont le manioc, le piment, l’aubergine et l’oignon violet, en fonction des caractéristiques des sols et des besoins locaux. Des spécialistes ont été sollicités pour identifier les spéculations adaptées à la zone.
Le démarrage des activités est prévu au plus tard à la deuxième semaine de décembre 2026. Le projet pilote comprend six mois de formation, suivis de trois mois consacrés à la récolte et à la commercialisation.
À l’issue de cette phase, la fondation entend accompagner les bénéficiaires dans leur installation individuelle et sélectionner un autre groupe de jeunes pour la formation.
L’accompagnement portera aussi sur la recherche de débouchés et la transformation des produits agricoles, notamment le manioc, avec la perspective de mettre en place des unités de transformation.
Pour Bè Amani, l’accès aux marchés constitue un volet essentiel du projet, la production seule ne garantissant pas l’amélioration des revenus des agriculteurs.
La Fondation Aurko ambitionne de faire des jeunes formés des producteurs autonomes et de faire de Botro un centre d’approvisionnement en produits agricoles pour d’autres localités du pays.
« Le rêve de la Fondation Aurko, c’est de voir, d’ici six à neuf mois, des camions-remorques alignés au marché de Botro pour acheter le piment, le placali, l’attiéké et convoyer ces produits dans les autres contrées de la Côte d’Ivoire », a conclu Bè Amani.
(AIP)
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