Bondoukou, 12 août 2026 (AIP) – La Société allemande pour la coopération internationale (GIZ) a sensibilisé les organisations de la société civile (OSC) de Bondoukou aux exigences de la nouvelle réglementation régissant leur fonctionnement, à travers un atelier organisé mardi 11 août 2026 dans la localité, dans le cadre du projet « Bonne Gouvernance II ».
La secrétaire générale 2 de la préfecture de Bondoukou, Danho Sandrine, a procédé à l’ouverture de la rencontre, au nom du préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, en présence des représentants des organisations de la société civile et de la GIZ.
Cette activité vise à renforcer la compréhension des OSC sur l’ordonnance n°2024-368 du 12 juin 2024 relative à l’organisation de la société civile en Côte d’Ivoire et à les accompagner dans leur démarche de mise en conformité avec les nouvelles exigences légales.
Le projet « Renforcement de la bonne gouvernance pour davantage de redevabilité, d’intégrité et de transparence en Côte d’Ivoire, mis en œuvre par la GIZ et financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), entend notamment contribuer à l’amélioration de la gouvernance, de l’intégrité et de la transparence dans le pays.
Selon le consultant- formateur en gouvernance de la GIZ, Yao Georges, la nouvelle ordonnance constitue une réforme importante du cadre juridique des organisations de la société civile, en clarifiant notamment leur catégorisation, leur rôle et leurs obligations.
« La nouvelle ordonnance vient clarifier le rôle et l’origine juridique de chaque organisation de la société civile », a-t-il expliqué, précisant que le nouveau dispositif distingue désormais plusieurs catégories d’organisations, notamment les associations, les ONG, les fondations et les organisations culturelles.
Il a relevé que cette réforme répond également à des exigences nationales et internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À ce titre, les OSC sont appelées à renforcer leur organisation, leur professionnalisation et leurs mécanismes internes de contrôle.
« Les organisations de la société civile doivent rapidement se mettre en conformité et ne pas attendre une éventuelle phase de répression », a exhorté M. Yao, invitant les responsables des OSC à actualiser leurs statuts et règlements intérieurs conformément aux nouvelles dispositions.

Parmi les principales exigences figure également l’élaboration d’un manuel de procédures permettant de clarifier les rôles, les responsabilités et les différents processus au sein des organisations, afin d’améliorer leur gouvernance et leur contrôle interne.
Pour les OSC, cette mise en conformité représente également une opportunité de renforcer leur crédibilité et de faciliter l’accès aux financements. Selon le consultant, une organisation mieux structurée et transparente est davantage susceptible de gagner la confiance des partenaires et des bailleurs.
De son côté, le premier vice-président du Centre régional d’appui à la société civile de l’Est (CRASC-Est) et directeur exécutif de l’ONG Éveil-Côte d’Ivoire, Issa Ramdé, a salué l’initiative de la GIZ, estimant qu’elle permet aux organisations de mieux comprendre les nouvelles exigences et de prendre les dispositions nécessaires pour s’y conformer.
« Une chose est de suivre l’atelier, une autre chose est de prendre l’initiative de se conformer à la réglementation en vigueur. C’est un appel à la conformité et à la crédibilité de nos organisations de la société civile », a-t-il déclaré.
La formation, prévue sur deux jours, porte notamment sur les principales dispositions de l’ordonnance, les droits et responsabilités des OSC, les procédures administratives et comptables ainsi que les exigences relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Elle sera suivie d’un dialogue entre les OSC et les représentants de l’État, des collectivités territoriales et des services déconcentrés, destiné à examiner les opportunités et les défis liés à la mise en œuvre de la nouvelle réglementation.
À travers cette campagne, organisée dans plusieurs villes du pays, la GIZ entend ainsi contribuer à la professionnalisation des OSC et au renforcement du dialogue entre l’État et la société civile autour des enjeux de bonne gouvernance, d’intégrité et de transparence, a-t-on appris.
(AIP)
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