Agboville, 1er août 2026 (AIP) – L’Association de soutien à l’autopromotion sanitaire urbaine (ASAPSU), avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a organisé, vendredi 31 juillet 2026, à l’antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) d’Agboville, une caravane de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), avec un accent sur les violences à caractère sexuel (VACS).
Cette initiative vise à informer les étudiants et le personnel de l’établissement sur les différentes formes de violences, les mécanismes de dénonciation ainsi que les dispositifs de prise en charge disponibles.
« Aujourd’hui, c’est l’antenne d’Agboville qui reçoit cette activité pour partager l’information sur les violences basées sur le genre, les violences à caractère sexuel, les moyens de les dénoncer et les mécanismes de prise en charge existants au sein de l’institution », a expliqué le responsable de programme de l’ASAPSU, Dr Fé Gondo Salvador.
Le sous-directeur chargé de la coordination du système de réponse et du marketing social au Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG), Koffi Socrate, a rappelé l’urgence de renforcer la prévention.
Il a évoqué le décès de deux étudiantes de l’INFAS en 2025, qu’il a attribué à l’absence de dispositifs d’alerte précoce et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.
S’adressant aux étudiants, il les a exhortés à reconnaître les signes des violences à caractère sexuel, à mettre fin aux relations toxiques et à signaler systématiquement les faits. « Se taire, c’est encourager les violences basées sur le genre. C’est protéger les bourreaux », a-t-il déclaré.
Présentant les évolutions du cadre juridique, M. Koffi a rappelé les dispositions de la Constitution, du Code pénal et de la loi n°2021-894 du 21 décembre 2021. Il a souligné que les victimes peuvent désormais porter plainte sans produire de certificat médical. Il a également indiqué que les organisations non gouvernementales peuvent se constituer partie civile pour les victimes mineures de viol jusqu’à deux ans après leur majorité, même lorsque les faits sont prescrits.
Le chef d’antenne de l’INFAS d’Agboville, Bohoussou Konan, a réaffirmé l’engagement de son établissement dans la lutte contre les violences à caractère sexuel.
« Les violences à caractère sexuel constituent une réalité préoccupante qui touche toutes les couches sociales, sans distinction d’âge, de sexe ou de statut. Elles engendrent de lourdes conséquences psychologiques, sociales et sanitaires pour les victimes », a-t-il déclaré, estimant qu’il est du devoir de l’INFAS de promouvoir un environnement d’apprentissage et de travail exempt de toute forme de violence, de harcèlement, d’abus ou de discrimination.
À l’issue de la rencontre, le Dr Fé Gondo Salvador s’est félicité de la mobilisation enregistrée à Agboville après les étapes de Korhogo et de Bouaké. Il a annoncé le renforcement du dispositif lors des prochaines éditions, avec l’extension de la campagne aux autres antennes de l’INFAS et la mise en place d’un mécanisme de suivi destiné à évaluer son impact.
La cérémonie a réuni la troisième adjointe au maire d’Agboville, Gnaly Patricia, ainsi que des représentants de la direction régionale du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de l’Agnéby-Tiassa.
(AIP)
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