Abengourou, 1er août 2026 (AIP)-La 11e édition du séminaire annuel de la Ligue des enseignants d’histoire et de géographie de Côte d’Ivoire (LEHG-CI) s’est ouverte vendredi 31 juillet 2026 à Niablé, ville frontalière du Ghana, où les participants effectuent une immersion destinée à renforcer leurs capacités et à promouvoir un enseignement davantage ancré dans les réalités du terrain.
Placée sous le thème « Renforcement des capacités des enseignants d’histoire et de géographie », cette édition est parrainée par le maire de Niablé, Édouard Messou, et présidée par le préfet de la région de l’Indénié-Djuablin, préfet du département d’Abengourou, Kouadio Kouassi Eugène.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la sous-préfète de Niablé, Assi Kaudjis Tatiana Flora, des autorités administratives et traditionnelles, de partenaires institutionnels, ainsi que d’une délégation de l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire partenaire de la Ligue, conduite par le responsable de la section politique Wang Yijie.
Le président de la ligue des enseignants d’histoire et de géographie de Côte d’Ivoire, Innocent Konan, a indiqué que ce séminaire vise à rapprocher les enseignants des réalités qu’ils transmettent à leurs apprenants. « Il faut aller sur les sites, les lieux et le terrain pour être plus proche des réalités que nous enseignons à nos apprenants », a-t-il affirmé.
Des enseignants venus de plusieurs régions du pays, notamment de San Pedro, Danané, Korhogo, Aboisso et Grand-Bassam, prennent part à cette édition afin de mieux connaître l’histoire, la géographie et le patrimoine de l’Est ivoirien.
Prévu jusqu’au 5 août, le séminaire comprend notamment une immersion au Ghana voisin pour des échanges avec des responsables du secteur éducatif, ainsi que des visites d’études à Agnibilékrou et à Yakassé-Feyassé, en vue de permettre aux participants de mieux connaître le patrimoine historique et géographique de la région et d’en appréhender les réalités socioculturelles.
Dressant le bilan des onze éditions du séminaire, M. Konan s’est félicité des acquis de cette initiative, qui a déjà conduit les enseignants dans plusieurs régions du pays, notamment à Yamoussoukro, Korhogo, San Pedro, Man, Bondoukou et Gagnoa.
Ces différentes tournées, a-t-il expliqué, ont permis aux participants d’enrichir leurs connaissances de terrain, d’observer les mutations des paysages et de sensibiliser aux enjeux environnementaux, notamment la disparition progressive du karité dans le nord du pays.
Pour Innocent Konan, l’histoire et la géographie demeurent des disciplines essentielles à la compréhension du monde et au développement des sociétés.
« L’histoire est la mémoire, voire la carte d’identité d’un peuple, tandis que la géographie permet de connaître les ressources, d’organiser l’espace et de planifier le développement », a-t-il souligné, appelant à un meilleur accompagnement des pouvoirs publics afin de soutenir la recherche et la publication des travaux scientifiques.
Les travaux ont été marqués par deux conférences portant respectivement sur « Relations Afrique-Chine : mythe ou réalité ? » et « Les droits et devoirs du fonctionnaire ivoirien au regard du nouveau statut de la Fonction publique ».
Intervenant sur les relations sino-africaines, le responsable de la section politique de l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire, Wang Yijie, a rappelé que l’année 2026 marque le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Selon lui, cette coopération, fondée sur « la sincérité, les résultats concrets, la bonne foi et la fraternité », offre des perspectives importantes en matière de modernisation, de développement économique et d’échanges culturels.
Créée le 30 novembre 2013, la ligue des enseignants d’histoire et de géographie de Côte d’Ivoire revendique près de 3 000 enseignants sur l’ensemble du territoire national.
(AIP)
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