Abidjan, 31 oct 2026 (AIP) – Le Collectif des membres statutaires de la Fédération ivoirienne de taekwondo (COMSFIT) dévoile « ses mesures fortes et vigoureuses » pour la réussite de l’Assemblée générale du 15 novembre de ladite fédération.
Lors d’un point de presse tenu au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Plateau, vendredi 30 octobre 2026, le président dudit Collectif, Me Kouadjan Jean Marie Addé et son secrétaire général, Silué Issouf, ont dit avoir fait part de leurs préoccupations au ministère des Sports en tant que « juge, arbitre et décideur en dernier ressort ».
Le COMSFIT demande à la tutelle la mise en place d’un cadre organisationnel devant préciser les modalités de conduite des AG cumulées (la reprise de 2024 et le bilan de 2025), la garantie de la fiabilité des listes officielles des membres actifs de 2924 et 2025, et la supervision des travaux à la fois par un commissaire de justice commis par la tutelle et un organe indépendant de contrôle.
Le collectif souhaite l’encadrement de la révision des textes en définissant une méthodologie qui précise les modalités de formulation des propositions, leur examen contradictoire. Il ajoute que, « dans un esprit d’impartialité, d’efficacité et d’indépendance », les conditions de désignation, la composition, il faut que les missions et le mode de fonctionnement du comité électoral « soient clairement définies » et portées à la connaissance des membres statutaires avant la première AG.
Dans le but d’éviter toute initiative « unilatérale » et toute entrave au bon déroulement des deux prochaines AG, le COMSFIT plaide pour qu’une feuille de route « soigneusement » élaborée rappelle à toutes les parties l’obligation de faire preuve « de responsabilité, de retenue et bonne foi ». Pour prévenir « toutes les tentatives d’intimidation et de manipulation », Me Kouadjan et son secrétaire penchent pour que le vote à bulletin secret soit « la seule et unique méthode d’adoption des décisions » des deux assemblées à venir.
Le Grand maître Jean Marc Yacé vient de boucler depuis le 14 octobre, un mandat de quatre ans à la tête de la FITKD. L’heure est actuellement au renouvellement des instances dirigeantes et le bureau sortant est à couteaux tirés avec un certain nombre de membres statutaires réunis au sein du COMSFIT.
Ce Collectif accuse le président Yacé d’un bilan « catastrophique » durant les quatre années qu’il a dirigé la fédération. au nombre de griefs faits à la gestion de GM Jean-Marc Yacé, furent le non renouvellement de l’agrément de la Fédération auprès du ministère des Sports depuis juin 2023, le problème de la représentativité internationale avec la non participation des athlètes ivoiriens aux compétitions mondialement cotées (G4 àG12, championnats du monde, et Grands prix).
Les conférenciers évoquent aussi l’absence de la Côte d’Ivoire aux AG de la World taekwondo depuis 2022, de nombreuses irrégularités dans la convocation des différentes AG au niveau local et une sortie de fonds injustifiée évaluée à près de 200 millions de FCFA auxquels s’ajoutent 59 millions de FCFA difficiles à justifier par le trésorier de FITKD.
Le COMSFIT lance toutefois un appel à GM Yacé Jean Marc en lui demandant de se conduire en président de Fédération en sursis et non de se voir président par prorogation de mandat. Il estime que le fait pour le ministère de tutelle de lui permettre de continuer pour éviter un vide institutionnel, n’est pas synonyme de prorogation de mandat.
« Le président de la FITKD en sursis omet sciemment des mesures et prescriptions statutaires clairement connues dans l’ordre du jour. Nous pensons qu’il doit recadré par la tutelle afin de ne pas créer de trouble au sein de la famille du taekwondo par son attitude de défiance à l’égard du ministre que nous n’allons pas tolérer », a prévenu Me Kouadjan Jean Marie Addé.
Porté sur les fonts baptismaux à la faveur de la présente crise qui secoue la faitière du taekwondo, le COMSFIT a pour but d’œuvrer à l’organisation d’une élection transparence et inclusive au sein de la FITKD.
(AIP)
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