Guiglo, 03 août 2026 (AIP) – Le ministère des Eaux et Forêts a procédé, samedi 1er août 2026 à Guiglo, au lancement de l’élaboration du plan d’aménagement de l’agro-forêt de Goin-Débé, un projet confié à PALMCI dans le cadre d’une convention de concession signée en 2025 et dont la mise en œuvre mobilisera un investissement de 300 milliards FCFA.
Présidant la cérémonie au siège du Conseil régional du Cavally, la directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, le Conservateur général des Eaux et Forêts, Elvire Joëlle Zouzou épouse Mailly, a indiqué que ce projet vise à restaurer durablement le massif forestier tout en favorisant le développement socioéconomique des localités riveraines.
Elle a rappelé que la forêt classée de Goin-Débé est devenue, depuis 2024, une agro-forêt et que la convention conclue avec PALMCI porte sur une concession de 113 000 hectares, sur les 133 000 hectares que couvre l’ensemble de l’agro-forêt.
Selon Mme Mailly, cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension du couvert forestier, qui ambitionne de porter celui-ci à 20 % du territoire national d’ici à 2030, grâce à une gestion durable du domaine forestier privé de l’État.
« Les concessions accordées au secteur privé ont pour principal objectif de réhabiliter les forêts du domaine privé de l’État dans le cadre d’un partenariat public-privé gagnant-gagnant », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que la phase préparatoire du projet comprendra un état des lieux ainsi que des études sociales et environnementales. Les résultats de ces travaux serviront de base à l’élaboration d’un plan d’aménagement concerté, associant les administrations, les populations riveraines et les autres parties prenantes.
Bien que la concession porte sur 113 000 hectares, le plan d’aménagement couvrira l’ensemble des 133 000 hectares de l’agro-forêt, les 20 000 hectares restants ayant été rétrocédés aux populations riveraines par l’État en 2021.
Selon PALMCI, partenaire du projet, les 300 milliards de FCFA prévus permettront de développer des plantations industrielles de palmier à huile, de construire des usines et des infrastructures socioéconomiques, notamment des écoles, des centres de santé, des systèmes d’adduction d’eau potable et des routes. Le projet devrait également générer environ 40 000 emplois au profit des populations locales.
(AIP)
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