Songon, 15 sept 2026 (AIP) – Le ministère des Ressources animales et Halieutiques (MIRAH) et le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique ont signé, mardi 15 septembre 2026 à la forêt du Banco, en plein cœur d’Abidjan, un mémorandum d’accord visant à renforcer la surveillance de la santé de la faune sauvage dans les parcs nationaux et réserves naturelles de Côte d’Ivoire.
L’accord, paraphé par les ministres Sidi Tiémoko Touré et Abou Bamba, formalise un partenariat entre l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) et la Direction des services vétérinaires et du bien-être animal (DSV-BA).
Il prévoit notamment le renforcement de la collaboration entre les deux structures pour la détection précoce des événements zoosanitaires et l’amélioration du partage d’informations, afin de permettre une alerte rapide et la mise en œuvre efficace des mesures de riposte.
« La surveillance sanitaire de la faune sauvage est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, de santé animale et de protection de la biodiversité. Elle permet de détecter précocement les dangers sanitaires, de mieux comprendre leur circulation et de prévenir leur propagation », a déclaré Sidi Touré.
Il a souhaité que ce partenariat soit « durable, dynamique et exemplaire », avec des résultats concrets au bénéfice de la santé des populations, des animaux et des écosystèmes.
Pour sa part, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a qualifié le mémorandum d’« instrument vivant, un rempart contre les menaces sanitaires et un levier de protection durable de la faune sauvage ».

Abou Bamba a rappelé que selon l’Organisation mondiale de la santé animale, près de trois maladies infectieuses émergentes sur quatre chez l’être humain sont d’origine animale. Il a estimé que le nouvel accord permettra de renforcer la surveillance sanitaire de la faune sauvage et le partage d’informations entre les services compétents, conformément à l’approche « Une seule santé ».
Dans le cadre de ce partenariat, la DSV-BA et l’OIPR, acteurs de la plateforme « Une seule santé » en Côte d’Ivoire, travailleront notamment à la détection précoce des événements zoosanitaires et à la mise en place d’un système d’alerte permettant une réponse rapide aux menaces sanitaires.
La Côte d’Ivoire a déjà été confrontée à plusieurs événements illustrant l’importance de cette surveillance. Le premier cas humain de maladie à virus Ebola avait notamment été détecté en 1994 dans la forêt de Taï. En 2022, un virus de la même famille avait été identifié chez des chauves-souris à Ferkessédougou. La fièvre hémorragique de Crimée-Congo a, quant à elle, été confirmée chez des bovins et des tiques à Abobo en 2023, puis à Doropo en 2026.
Ces épizooties confortent la nécessité d’une surveillance accrue de la faune sauvage, considérée comme un maillon essentiel du dispositif national de veille sanitaire.
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général de l’OIPR, le conservateur général Tondossama Adama, et du directeur des Services vétérinaires et du Bien-être animal du MIRAH, Dr Kallo Vessaly.
(AIP)
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