Bongouanou, 24 juil 2026 (AIP) – La commissaire générale du Morofwè N’Ganda Festival, N’Guetta Kpélé Viviane, a appelé, jeudi 23 juillet 2026 à Bongouanou, les populations à s’impliquer dans la recherche, la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel de la région du Moronou, à l’ouverture de la 5e édition du festival.
Placée sous le thème, « Les industries culturelles et créatives au cœur du Moronou : s’engager et investir pour un développement culturel, social et économique durable », cette édition entend mettre en valeur les potentialités économiques de la création artistique, de l’artisanat, de la gastronomie, de la mode et des savoir-faire locaux.
Mme N’Guette a expliqué que cette manifestation ne se limite pas aux concours et aux animations mais entend mettre en valeur les potentialités économiques de la création artistique, de l’artisanat, de la gastronomie, de la mode et des savoir-faire locaux. Elle s’inscrit dans une démarche de patrimonialisation destinée à identifier, documenter, protéger et valoriser les richesses culturelles locales.
Selon elle, l’objectif est de retrouver les éléments appartenant à l’histoire du peuple « Morofwè », de recueillir les récits authentiques auprès des détenteurs de la tradition et de transmettre ces connaissances aux générations futures. Elle a invité les chefs traditionnels, les cadres, les artistes, les artisans et l’ensemble des habitants à signaler les sites, pratiques, objets, récits et savoir-faire qui méritent d’être sauvegardés.
L’équipe du festival, a-t-elle assuré, est disposée à se rendre sur le terrain pour recueillir les informations, les documenter et les faire connaître. Elle a cité le cas des collines de N’Guinou, répertoriées comme site touristique par le ministère de la Culture. Des contacts ont déjà été établis avec les autorités traditionnelles de la localité afin de recueillir l’histoire de ce patrimoine et d’en assurer une meilleure valorisation.
À terme, les organisateurs ambitionnent de donner aux richesses culturelles du Moronou une reconnaissance nationale et internationale, notamment à travers des démarches susceptibles d’être portées auprès d’institutions spécialisées comme l’UNESCO. Pour Mme N’Guetta, seule une mobilisation collective permettra de sauver de l’oubli les richesses culturelles du Moronou et de les transmettre fidèlement aux générations futures.
Le directeur régional de la Culture et de la Francophonie, Kouamé Kouassi Marius, a soutenu cet appel, estimant que le festival ne doit pas être considéré comme la seule initiative de sa promotrice, mais comme un patrimoine commun à toute la région. Selon lui, les arts, l’histoire et les traditions permettent aux peuples de mieux se connaître, de se respecter et de consolider le vivre-ensemble.
M. Kouamé a également salué le leadership de la commissaire générale, rappelant que le Morofwè N’Ganda Festival appartient à toute la communauté et mérite, à ce titre, l’engagement des populations, des cadres et des acteurs culturels de la région.
La 5e édition du Morofwè N’Ganda Festival a été officiellement lancée à la place de la République de Bongouanou. La cérémonie d’ouverture a été marquée par une libation, plusieurs allocutions, l’ouverture du village du festival et la visite des stands. La première journée a également enregistré un concours d’histoire et de culture, des rencontres de maracana, un concert œcuménique et des animations artistiques.
Le programme prévoit aussi des activités sportives, un don de sang, des jeux culturels, un concours culinaire, des prestations artistiques, un concours d’art oratoire en langue Agni, un défilé vestimentaire et un panel consacré à la contribution des industries culturelles et créatives au développement durable du Moronou.
Le chef du village d’Ahorosso, Nanan N’zi N’Gouan II, a encouragé les organisateurs à poursuivre leurs efforts malgré les difficultés financières et matérielles. Il a appelé les filles et les fils du Moronou à se mobiliser afin de faire du festival un rendez-vous culturel majeur de la région et de la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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