Abidjan, 17 oct 2026 (AIP)- Le préfet de la région du Sud-Comoé, préfet du département d’Aboisso, Cissé Ibrahima a appelé, vendredi 16 octobre 2026 à Abidjan Plateau, à une mobilisation accrue des forces vives contre l’orpaillage illégal, lors d’une rencontre d’information et d’échange, organisée au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).
Cette rencontre a réuni les élus et cadres de la circonscription 180 d’Aboisso notamment des sous-préfectures d’Ayamé, de Bianouan et de Yaou. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver l’environnement, à protéger les populations et à sauvegarder les ressources naturelles de la région.
Pour Cissé Ibrahima, l’orpaillage illégal constitue une problématique majeure dont les conséquences dépassent le seul cadre économique.
Il affecte notamment les forêts, les terres agricoles et les cours d’eau, tout en présentant des risques pour la santé publique, la sécurité des personnes et des biens, la cohésion sociale et les perspectives de développement des localités concernées.
Le préfet a souligné que si l’exploitation minière artisanale légalement encadrée peut contribuer à l’activité économique, les activités menées clandestinement compromettent durablement les équilibres environnementaux et les moyens de subsistance des populations.
Il a, en conséquence, insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les autorités administratives, les Forces de défense et de sécurité, les élus, les chefs traditionnels, les leaders communautaires, les opérateurs économiques et les populations.
Il a également mis en avant trois axes prioritaires, à savoir la sensibilisation des populations, particulièrement des jeunes, aux conséquences de l’orpaillage illégal; le partage d’informations fiables avec les autorités compétentes sur l’existence de sites clandestins ; et le refus de toute forme de complicité avec les exploitants illégaux.
Le préfet a notamment appelé les acteurs locaux à éviter toute facilitation de ces activités, qu’il s’agisse de la mise à disposition de terrains, de l’hébergement ou de la fourniture de moyens aux exploitants clandestins. Il a également rappelé que le signalement des activités suspectes devait s’effectuer par les voies appropriées, sans exposer inutilement les informateurs à des risques.
Cissé Ibrahima a, par ailleurs, souhaité que la vigilance collective soit étendue à d’autres phénomènes préoccupants, notamment le transvasement illicite de gaz, l’incivisme routier, la circulation des stupéfiants et les atteintes à l’environnement, a-t-il insisté.
Il a annoncé la mise en place d’un cadre régulier de partage d’informations entre la préfecture d’Aboisso et les forces vives de la région. « Ensemble, préservons notre environnement. Ensemble, protégeons nos populations. Ensemble, barrons la route à l’orpaillage illégal dans le Sud-Comoé », a-t-il conclu.
Le 4e vice-président de la région d’Aboisso, Adjé Aimé a, au nom du président Eugène Aka Aouélé, salué cette démarche du préfet. Pour lui, la mobilisation de tous est indispensable pour venir à bout de l’orpaillage illégal, a-t-il soutenu, tout en rassurant de l’appui du conseil régional dans la lutte contre le phénomène.
Cette rencontre intervient après celle du 9 octobre tenue avec les élus cadres de la circonscription 179 d’Aboisso, regroupant les sous-préfectures d’Aboisso, d’Adaou, d’Adjouan, de Maféré et de Kouakro.
(AIP)
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