Abidjan, 30 juil 2026 (AIP) – Le Réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS) a présenté, mercredi 29 juillet 2026 à la permanence du Sénat à Abidjan, un plaidoyer pour la vulgarisation des Agendas féministes paix et sécurité devant la Commission de la Sécurité et de la Défense.
Portée par la présidente du RJPS, Michèle Pépé, la délégation a exposé les objectifs du projet intitulé « Appui à la vulgarisation des Agendas féministes paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire » (SAC-CI), financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre en partenariat avec le RASALAO-CI.
« Nous sommes là dans le cadre d’un plaidoyer sur la question de la paix entre les genres et les questions de paix et de sécurité, notamment la consolidation de la paix, les luttes contre les violences basées sur le genre et l’inclusion », a déclaré Mme Pépé, soulignant l’implication des femmes, des jeunes filles et des jeunes hommes dans ce processus.
Le Manifeste de plaidoyer élaboré dans le cadre du projet SAC-CI, met en avant la nécessité de constituer une gouvernance sécuritaire inclusive, participative et durable en Côte d’Ivoire.
Ce plaidoyer souligne que la paix durable ne peut être obtenue sans l’implication effective des femmes et des jeunes dans les mécanismes de gouvernance locale de sécurité (…).
Créé en 2007 et membre fondateur du RASALAO-CI, le RJPS œuvre à la sensibilisation, la formation et l’information des journalistes et des populations sur les problématiques de paix, de sécurité et de lutte contre les armes légères et de petit calibre. Le réseau a notamment participé au plaidoyer pour la ratification par la Côte d’Ivoire de la Convention de la CEDEAO sur les armes légères.
En réponse, le président de la Commission de la Sécurité et de la Défense, Djouha Kéi Edouard, a salué la démarche et s’est engagé à partager le manifeste avec l’ensemble de la commission et à en rendre compte à la présidente du Sénat.

« En tant que législateur, notre rôle est de voir l’ensemble des dynamiques qui permettent de consolider, de modifier ou de supprimer des dispositions légales pour que notre arsenal juridique réponde aux exigences du moment en termes de sécurité, de défense et de cohésion sociale », a-t-il affirmé.
Ancien acteur du Conseil national de la sécurité et de la réforme du secteur de la sécurité (RSS), M. Djouha a rappelé que lors du désarmement en Côte d’Ivoire, seuls 3 % des ex-combattants étaient des femmes, tandis que 97 % des victimes des armes étaient des femmes.
Il a félicité le RJPS pour son rôle de société civile, estimant que « le premier bouclier de défense dans une communauté, c’est la communauté elle-même ».
« Voir qu’aujourd’hui c’est un réseau de journalistes professionnels qui portent cette dynamique sous forme de société civile, je ne peux qu’être fier de dire que les projections qui étaient faites en 2012 se sont bien inspirées d’une réalité sociale nationale », a-t-il conclu.
(AIP)
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