Man, 28 juil 2026 (AIP)-Des femmes de Zouan-Hounien ont été invitées à dénoncer les violences basées sur le genre (VBG) et à recourir aux structures de prise en charge lors d’une campagne de sensibilisation organisée, vendredi 24 et samedi 25 juillet 2026, au foyer des jeunes par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, en partenariat avec l’Organisation ouest-africaine pour la santé (OOSA) et la Clinique juridique de Man.
Pendant deux jours, les participantes ont échangé avec des spécialistes sur les formes de violences exercées contre les femmes et les jeunes filles, leurs conséquences ainsi que les recours mis à la disposition des victimes.
Le chargé de la planification au Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre, Koné Kogochou Camara, a indiqué que le silence demeure un obstacle à la lutte contre ce phénomène. « Les victimes ne doivent pas rester seules face à ces situations. Il existe des structures capables de les écouter, de les orienter et de les accompagner », a-t-il expliqué, invitant les femmes à signaler les cas dont elles ont connaissance.
Les organisateurs ont également consacré une partie de la rencontre à la fistule obstétricale, un problème de santé qui affecte des femmes à la suite de complications liées à l’accouchement.
La sage-femme Diby, de la maternité de l’hôpital général de Zouan-Hounien, a présenté les causes de cette affection ainsi que les moyens de prévention. Elle a insisté sur le suivi de la grossesse dans les centres de santé et sur l’assistance du personnel qualifié lors de l’accouchement.
Selon elle, plusieurs cas peuvent être évités grâce aux consultations prénatales et à une prise en charge précoce des complications.
Les représentants du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant ont rappelé que la protection des femmes et des jeunes filles constitue un axe d’intervention des pouvoirs publics. Ils ont également mis en avant le rôle de l’OOSA et de la Clinique juridique de Man dans l’information des populations, l’assistance juridique et l’orientation des victimes.
Dans la salle, les échanges ont suscité un intérêt marqué. Plusieurs participantes ont partagé leurs préoccupations et demandé des précisions sur les procédures de dénonciation et les possibilités d’accompagnement.
Responsable d’une association de femmes, Dion Daruis a salué l’initiative. « Nous sommes heureuses d’avoir participé à cette rencontre. Les informations reçues vont nous permettre d’aider d’autres femmes dans nos communautés », a-t-elle déclaré.
À l’issue de la campagne, les participantes ont pris l’engagement de relayer les messages de prévention dans leurs quartiers et villages afin de contribuer à la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) et à la préservation de la santé des femmes.
(AIP)
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