Abidjan, 29 juil 2026 (AIP) – Les autorités africaines de régulation des assurances ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une harmonisation des pratiques de supervision afin de bâtir un marché africain de l’assurance plus intégré, résilient et performant, à l’issue de l’Assemblée générale mixte de l’Organisation des autorités africaines de contrôle des assurances (O2ACA), tenue du 20 au 25 juillet 2026 à Abidjan, rapporte un communiqué transmis à l’AIP.
Placée sous le thème « Quelle convergence des pratiques de supervision pour un marché africain des assurances plus intégré et plus performant ? », cette rencontre a réuni les responsables des autorités de régulation et de supervision de dix-sept pays africains, des représentants d’organisations régionales, d’institutions financières ainsi que des experts du secteur.
Les travaux ont permis aux participants de réaffirmer leur volonté de renforcer la coopération entre les autorités africaines de contrôle des assurances afin de favoriser une convergence des pratiques de supervision, condition indispensable à l’émergence d’un marché africain des assurances davantage intégré, inclusif et performant.
Ouvrant les assises, le directeur des Assurances de Côte d’Ivoire et président en exercice de l’O2ACA, Issouf Traoré, a souligné que cette rencontre traduisait le renforcement de l’engagement collectif des régulateurs africains en faveur du développement et du rayonnement de l’industrie des assurances sur le continent.
Selon lui, la protection des assurés demeure le socle de l’action des autorités de supervision. « Nos prédécesseurs ont fait de la protection des assurés l’un des objectifs fondamentaux de notre organisation », a-t-il rappelé, estimant que le développement durable du secteur repose sur une régulation forte, efficace et équilibrée, capable de préserver les intérêts de l’ensemble des parties prenantes, notamment ceux des assurés.
Au terme de cinq jours de travaux, les experts se sont engagés à renforcer l’harmonisation de leurs approches de supervision afin de favoriser le développement d’un marché africain de l’assurance plus résilient, plus inclusif et davantage au service du développement économique des États membres.
Les membres de l’O2ACA ont relevé que malgré l’existence de cadres réglementaires communs dans plusieurs espaces régionaux, les méthodes de contrôle, les exigences prudentielles et les mécanismes d’échange d’informations demeurent encore hétérogènes. Cette situation constitue un frein aux opérations transfrontalières, alourdit les coûts de conformité des compagnies d’assurance et limite le développement de solutions innovantes.
Les conclusions de cette Assemblée générale devraient contribuer au renforcement de la coopération entre les autorités nationales de contrôle, à une meilleure circulation des bonnes pratiques ainsi qu’à une harmonisation progressive des standards de supervision sur le continent.
(AIP)
bsp/cmas

