Abidjan, 18 août 2026 (AIP) – La Fédération nationale des acteurs de la filière karité de Côte d’Ivoire (FENKACI) entend faire du premier Salon national du karité (SNKA), prévu les 13 et 14 octobre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, une plateforme majeure d’accélération de la transformation et de la valorisation de la filière.
Cette ambition a été présentée mardi 18 août à Abidjan, lors d’une conférence de presse organisée en prélude à cet événement, en présence de plusieurs acteurs et partenaires du secteur.
Pour la présidente de la FENKACI et commissaire générale du SNKA, Kouadio Koné Minafoun, le karité constitue une ressource à la fois naturelle, économique, environnementale et sociale, dont la valorisation repose notamment sur le rôle essentiel joué par les femmes dans la collecte et la transformation.
« Investir dans la filière karité, c’est investir dans les femmes ; et investir dans les femmes, c’est investir dans l’avenir de la Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré, soulignant leur contribution à la création de valeur, à la prise en charge des familles et au développement des communautés rurales.
Le SNKA se veut un cadre de rencontres et d’échanges entre producteurs, transformateurs, entreprises, investisseurs, chercheurs et industriels, afin de favoriser les partenariats, stimuler l’innovation et faciliter l’accès aux marchés. Il bénéficie du haut patronage de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, et du soutien de l’Alliance Globale du Karité.
Au-delà de la collecte et de la première transformation, les acteurs de la filière entendent mettre l’accent sur la seconde transformation, considérée comme un moyen d’accroître la valeur ajoutée créée localement et de renforcer les revenus des acteurs.
Le directeur général adjoint du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, Issa Konaté, représentant le directeur général, Mamadou Berté, a insisté sur cet enjeu. « La seconde transformation du karité, c’est le futur », a-t-il affirmé, estimant qu’elle pourrait notamment contribuer à améliorer les revenus des femmes collectrices.
Selon les données communiquées lors de la conférence, la capacité actuelle de première transformation est estimée à 130 000 tonnes, pour une production nationale de 60 000 tonnes. Le développement de produits à plus forte valeur ajoutée, notamment dans le secteur de la cosmétique, apparaît ainsi comme un enjeu stratégique pour la filière ivoirienne.
Le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité entend également contribuer à la structuration de la chaîne de valeur et à l’amélioration des conditions d’activité des femmes rurales. Depuis avril 2026, le Conseil a engagé un processus d’identification des acteurs de la filière et d’analyse de son fonctionnement. Le prix de la pulpe de karité a, par ailleurs, été maintenu à 250 francs CFA.
Pour cette première édition, les organisateurs annoncent la participation de plus de 50 exposants, de plus de 1 000 participants par jour et d’une quinzaine de partenaires, ainsi que la présence de représentants de huit régions productrices.
Une dizaine de conférences et de panels sont également prévues autour des principaux enjeux de la filière, notamment le développement de l’écosystème industriel, l’autonomisation des femmes et l’accès aux marchés local, sous-régional et international.
(AIP)
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