Abidjan, 18 août 2026 (AIP)- Des acteurs du secteur privé de la santé en Côte d’Ivoire ont tenu, mardi 18 août 2026, à Abidjan-Cocody, un atelier de réflexion sur un cadre de dialogue entre leur secteur et les institutions gouvernementales spécialisées, afin d’analyser l’impact de la fiscalité sur les établissements sanitaires privés et d’identifier des pistes d’amélioration favorisant l’investissement et l’accès aux soins de qualité.
À travers cet atelier portant sur le thème, « Fiscalité et développement du secteur privé de la santé en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et perspectives pour un système de santé résilient », les membres de la Plateforme du secteur privé de la santé en Côte d’Ivoire (PSPSCI) vont plancher sur le cadre fiscal applicable au secteur privé de la santé, les principales difficultés rencontrées par ces établissements, ainsi que sur l’impact et l’incidence de la fiscalité sur les coûts des soins de santé.
In fine, un dialogue constructif sera établi entre les acteurs privés et les administrations publiques concernées, en vue de dégager des recommandations consensuelles.
« Le secteur privé de la santé représente 40 % de l’offre globale de soins de santé et contribue à l’amélioration de l’accès aux services de santé, à la création d’emplois, à l’investissement dans les infrastructures sanitaires et au renforcement du système de santé. Les résolutions qui sortiront de cette rencontre entre le secteur privé, les institutions fiscales publiques et les partenaires techniques et financiers permettront d’améliorer notre système national », a affirmé le représentant de la Direction des établissements privés et des professions sanitaires (DEPPS), Dr Jean-Jacques Yoboué.
Ces réflexions devront favoriser la construction et la modernisation des établissements sanitaires, le renouvellement des équipements médicaux et biomédicaux, le développement de la médecine spécialisée, l’implantation d’établissements dans les zones insuffisamment couvertes, la digitalisation des établissements de santé, la formation et le développement des compétences, la recherche et l’innovation en santé, ainsi que le développement de la production locale de médicaments.
« La réforme du Code des investissements a renforcé le ciblage des secteurs considérés comme stratégiques. La santé est classée parmi les secteurs de catégorie 1, reconnaissant ainsi son importance particulière pour le développement économique et social du pays. À travers ce dispositif, l’État offre aux investisseurs différents avantages fiscaux et douaniers destinés à faciliter la réalisation et l’exploitation des projets d’investissement. Ces mesures constituent des avancées importantes. Notre secteur doit porter une attention particulière à la lisibilité et à l’accessibilité des dispositifs d’incitation », a expliqué le président du conseil d’administration de la PSPSCI, Dr Sery Jean Maurin.
Il a soutenu que la recherche du juste équilibre entre la mobilisation des ressources publiques, la soutenabilité économique des entreprises de santé, et l’accessibilité des soins pour les populations doit permettre de disposer d’un système de santé performant, résilient, et de faire de la Côte d’Ivoire une destination médicale de premier ordre dans la sous-région.
Créée en 2015, la PSPSCI est une alliance entre les organisations professionnelles et les entreprises du secteur privé de la santé, ainsi que les organisations de la société civile agissant dans ce secteur. Elle a pour objectif d’unir les acteurs et de faciliter l’accès universel à des services de santé de qualité sur toute l’étendue du territoire ivoirien.
Elle est la section ivoirienne de la Fédération ouest-africaine des entreprises du secteur privé de la santé (FOAPS), qui compte 13 pays de la sous-région.
(AIP)
fmo

