Bouaké, 25 oct 2026 (AIP)- Le sous-préfet central de Bouaké, Detto Marcelin Kouassi, a appelé, vendredi 23 octobre 2026, les communautés de six localités de sa circonscription à mettre fin à l’orpaillage illégal, lors d’une rencontre de sensibilisation à la salle de réunion de la sous-préfecture.
Face aux chefs traditionnels, aux propriétaires terriens et aux responsables de jeunesse, il a dénoncé les conséquences de cette activité sur l’environnement, la sécurité des populations et la cohésion sociale.
Les localités concernées sont N’Dénou-Sotikro, Angankro, Akourou Kouadiokro, Sandrékro et Godokro. La rencontre visait à informer les participants sur les risques liés à l’orpaillage clandestin, à rappeler les règles encadrant l’exploitation aurifère et à les inviter à signaler les activités illégales aux autorités compétentes.
Le sous-préfet a évoqué la pollution des cours d’eau, la dégradation des terres cultivables et les risques auxquels les jeunes sont exposés. « La tolérance de l’illégalité n’est pas une option », a-t-il déclaré, soulignant que les intérêts économiques liés à l’exploitation de l’or ne justifient pas le non-respect de la réglementation.
Detto Marcelin Kouassi a précisé que l’exploitation de l’or n’est pas interdite, mais qu’elle doit respecter les dispositions légales en vigueur. Il a invité les personnes intéressées à constituer des coopératives et à accomplir les formalités administratives requises pour exercer cette activité dans un cadre réglementaire autorisé.
Évoquant un délai de trois mois accordés aux communautés, il les a exhortées à prendre leurs responsabilités pour mettre fin à l’orpaillage illégal dans la sous-préfecture de Bouaké.

Le directeur régional des Mines et de la Géologie de Bouaké, Ahi Tigori François, a présenté une vidéo de sensibilisation avant d’expliquer les mécanismes de surveillance des sites d’orpaillage illégal.
Il a indiqué que les services compétents poursuivent le suivi des sites déguerpis afin d’empêcher leur réoccupation. Les informations recueillies sur le terrain, notamment à la suite des dénonciations des populations, servent à actualiser l’inventaire des sites concernés et à transmettre les données à la hiérarchie.
Selon Ahi Tigori François, la lutte contre l’orpaillage illégal repose sur la responsabilité des communautés, des forces de sécurité et de l’administration territoriale. « Pas de terre, pas d’activité illicite, et pas de complicité non plus », a-t-il affirmé, invitant les populations à signaler aux autorités toute information susceptible de contribuer à l’identification et à l’arrêt des activités clandestines.
Au nom des chefs traditionnels, Nanan Kouassi Adjolékpo, porte-parole des chefs et représentant du chef de canton Faafouè-Gossan, Nanan N’Goran Koffi II, a salué cette initiative. Il a insisté sur les conséquences de l’orpaillage illégal pour les terres agricoles, qui constituent une ressource essentielle pour les communautés.
« La terre aujourd’hui, chez nous, c’est notre banque », a-t-il déclaré, rappelant qu’elle permet aux familles de subvenir à leurs besoins et de financer la scolarisation des enfants.
Il a exprimé son adhésion à l’appel des autorités en faveur de l’arrêt de l’orpaillage illégal dans le Gbêkê, afin de préserver les terres agricoles et les ressources naturelles pour les générations actuelles et futures.
(AIP)
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