Niakara, 31 oct 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Niakara, Marius Béhira, a sensibilisé, mercredi 21 octobre 2026, les populations de Latokaha à la protection de la réserve de faune et de flore du Haut Bandama, en insistant notamment sur la nécessité d’empêcher toute intrusion des animaux d’élevage, particulièrement les bovins, dans cet espace strictement protégé abritant des éléphants.
Cette initiative vise à prévenir les interactions conflictuelles entre les éléphants et les populations, dont des épisodes ont été signalés ces derniers temps dans la sous-préfecture de Badikaha, dans le département de Niakara. Elle entend également préserver la quiétude de la faune sauvage en interdisant tous risques de confrontation entre les animaux domestiques et les espèces protégées.
Située aux abords du fleuve Bandama, à environ 12 kilomètres de Latokaha, village au sud-ouest de Niakara, dans la région du Hambol, la réserve de faune et de flore du Haut Bandama constitue un patrimoine naturel de l’État ivoirien placé sous la surveillance de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) de Katiola.
« Il faut éviter toute intrusion des animaux d’élevage, notamment les bœufs, dans cet espace strictement interdit d’accès et signaler immédiatement toute présence humaine ou bovine aux autorités », a exhorté M. Béhira, en présence du chef du village, Gbossounan Koné, et de cadres ressortissants de la localité, dont Yoli Bi Marguerite née Koné.
Cette sensibilisation apparaît d’autant plus pertinente que la fréquentation des espaces protégés par les animaux domestiques peut favoriser des situations de confrontation avec la faune sauvage et accentuer les risques de conflits entre les éléphants et les communautés riveraines. Elle s’inscrit ainsi dans une démarche préventive de protection des populations et de conservation de la biodiversité.
L’action du sous-préfet rejoint les efforts de gestion participative engagés par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) après la crise politico-militaire de 2002-2011 et le déguerpissement des occupants illégaux en 2014. L’organisme œuvre depuis lors à la surveillance et à la préservation de la réserve, avec l’implication des villages riverains.
Dans le département de Niakara, Latokaha et Zanakaha, dans la sous-préfecture de Tortiya, sont cités parmi les villages de référence en matière de sauvegarde environnementale par la hiérarchie de l’OIPR.
En poste depuis mai 2026, Marius Béhira entend renforcer la responsabilité des communautés locales dans la prévention des conflits entre humains et éléphants, en faisant de la vigilance collective et du respect des limites de la réserve des leviers essentiels de coexistence entre les populations et la faune sauvage.
(AIP)
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