Abidjan, 17 oct 2026 (AIP) – Les autorités administratives, les élus locaux et les chefs traditionnels de la région de l’Agnéby-Tiassa ont été sensibilisés à la nécessité de renforcer la participation des femmes à la restauration du couvert forestier, dans le cadre du projet « Femmes et Forêt », soutenu par le ministère des Eaux et Forêts avec l’appui du PASSAD-Forêt.
Cette mobilisation s’est déroulée du mardi 12 au jeudi 15 octobre 2026 au terme d’une mission d’information et de sensibilisation qui avait précédemment conduit les équipes à Séguéla et à Yamoussoukro.
Les échanges avec les autorités locales ont permis de présenter les objectifs du projet, de faire le point sur sa mise en œuvre et de solliciter l’accompagnement des responsables administratifs et communautaires afin de faciliter l’implication effective des femmes dans les activités de restauration forestière.
Les discussions ont notamment porté sur la sécurisation des terres destinées au reboisement, la levée des contraintes foncières et le renforcement de l’adhésion des communautés, en particulier des propriétaires terriens, à cette initiative.
À Agboville, le préfet Sihindou Coulibaly ainsi que le président régional de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels ont salué l’initiative, en insistant sur la nécessité de garantir la disponibilité durable des espaces destinés aux activités de reboisement.
À N’Douci, le représentant du maire a réaffirmé la volonté de la municipalité d’accompagner les femmes bénéficiaires, notamment par des formations adaptées aux activités prévues, la facilitation des négociations foncières avec les propriétaires terriens et le suivi régulier de la mise en œuvre du projet.
Inscrit dans le cadre de l’Accord de partenariat volontaire relatif à l’Application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux (APV-FLEGT), le projet « Femmes et Forêt » entend favoriser une participation accrue des femmes à la restauration du couvert forestier, tout en contribuant à leur autonomisation économique.
À cet effet, la promotion de pratiques agroforestières adaptées, notamment la plantation d’arbres fruitiers choisis par les bénéficiaires, constitue un levier pour développer des activités génératrices de revenus et renforcer leur autonomie financière.
Cette mission a mis en évidence l’importance d’une approche concertée associant les femmes, les hommes, les autorités locales et les propriétaires terriens pour assurer la pérennité des actions de restauration forestière et concilier préservation des ressources naturelles et développement économique des communautés.
(AIP)
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