Tengrela, 15 août 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Kanakono, N’Goran Koffi Armel, a exhorté les chefs traditionnels et les leaders communautaires à renforcer leur engagement en faveur de la prévention des conflits, de la cohésion sociale et de la préservation d’un climat apaisé dans le département de Tengrela.
Il a lancé cet appel, vendredi 14 août 2026, lors d’un atelier organisé à la salle polyvalente de la Cellule civilo-militaire (CCM).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un atelier de sensibilisation et de formation des acteurs locaux sur la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans la région de la Bagoué.
Elle bénéficie de l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à travers le projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », financé par le Danemark et la Norvège, en collaboration avec le Programme national de cohésion sociale (PNCS).
Intervenant sur le thème « Rôle des chefs traditionnels et des leaders communautaires dans la préservation d’un climat social apaisé », le sous-préfet a souligné que la paix, la cohésion sociale et la stabilité constituent des conditions essentielles au développement des communautés.
Il a relevé que, de par leur proximité avec les populations, leur connaissance des réalités locales et leur autorité morale, les chefs traditionnels figurent parmi les premiers acteurs capables de détecter les signes annonciateurs de tensions. Il les a donc invités à privilégier l’écoute, le dialogue, la prévention, l’alerte et l’apaisement.
M. N’Goran a également rappelé que le chef de village constitue un relais important de l’administration auprès des populations.
La prévention des conflits fonciers et des différends entre agriculteurs et éleveurs doit également constituer une priorité, a-t-il poursuivi.
Le sous-préfet a, par ailleurs, appelé à une vigilance accrue face aux rumeurs et aux discours de haine. Il a également mis en avant la salubrité, la protection de l’environnement, la prévention des feux de brousse, la mobilisation communautaire et l’implication des femmes et des jeunes comme autant de leviers de consolidation de la cohésion sociale.
Résumant la mission des chefs traditionnels en sept verbes, N’Goran Koffi Armel les a exhortés à « écouter, prévenir, dialoguer, médiatiser, alerter, orienter et apaiser », afin de faire de leur autorité un instrument au service de la paix, de la solidarité et du développement local.
La chargée de l’appui et du soutien aux communautés, Bobi Joëlle, représentant la directrice générale du PNCS, Soro Mangoua Laurette, a salué l’engagement des participants dans les travaux consacrés à la prévention de l’extrémisme violent et au renforcement de la cohésion sociale dans la Bagoué.
Mme Bobi a recommandé la création de comités locaux de veille et de paix dans les villages et quartiers, la tenue régulière de rencontres entre leaders communautaires et le renforcement des capacités des acteurs sociaux sur la culture de la paix.
Elle a également encouragé l’utilisation des radios communautaires et des langues locales pour diffuser les messages de paix et de cohésion sociale, invitant les participants à traduire les recommandations de l’atelier en actions concrètes au sein de leurs communautés.
(AIP)
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