Abidjan, 24 oct 2026 (AIP)- Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ont rendu, vendredi 23 octobre 2026, un hommage militaire solennel au colonel-major à la retraite Émile-Constant Bombet, ancien ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, décédé le 22 juillet 2026 à Abidjan, à l’âge de 85 ans.
La cérémonie s’est déroulée à la place d’armes Général de corps d’armée Ouattara Paul Thomas d’Acquin, à l’État-major général des armées, en présence de la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, et du chef d’état-major général des armées, le général d’armée Lassina Doumbia.
Drapé aux couleurs nationales, le cercueil du défunt a été porté au centre de la place d’armes au son de la marche funèbre exécutée par la musique des Armées, avant le recueillement des autorités civiles et militaires.
Dans son oraison funèbre, le chef de la Division organisation et ressources humaines de l’État-major général des armées, le commissaire colonel-major Agré Dindji Blaise, a retracé le parcours militaire, administratif et politique de l’illustre disparu, qui a intégré les Forces armées nationales le 21 décembre 1962.
Au sein de l’armée, Émile-Constant Bombet s’est notamment distingué par sa contribution à la création de la Compagnie logistique, une structure essentielle au soutien matériel des forces. Devenu inspecteur des services techniques du matériel, il a ensuite assumé d’importantes responsabilités.
En 1974, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny, il fait partie de la première promotion d’officiers admis dans l’administration territoriale. Il entame alors une carrière administrative qui le conduit successivement aux fonctions de sous-préfet à Abengourou, de 1975 à 1976, puis à Bonoua, de 1976 à 1979.
En 1979, il est nommé préfet de Divo, avant de prendre la tête de la préfecture de Korhogo, où il exerce de 1981 à 1990.
Son parcours le conduit ensuite au gouvernement. En 1990, il est nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, poste qu’il occupe jusqu’en 1993. Il devient ensuite ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, fonctions qu’il conserve jusqu’au coup d’État militaire du 24 décembre 1999.
Parallèlement à ses responsabilités administratives et politiques, Émile-Constant Bombet poursuit son avancement militaire. Nommé sous-lieutenant en 1965, lieutenant en 1967, capitaine en 1970, commandant en 1976, lieutenant-colonel en 1979 puis colonel en 1985, il est élevé au grade de colonel-major à titre exceptionnel. Il est admis à la retraite militaire le 31 décembre 1998.
Le commissaire colonel-major Agré Dindji Blaise a salué le parcours de son « ancêtre », mettant en avant sa contribution aux missions des FACI et les nombreuses distinctions honorifiques obtenues au cours de sa carrière, en reconnaissance de son engagement au service de la Nation.
La cérémonie s’est achevée par la sonnerie « aux morts » et un défilé des troupes à pied. À l’issue des honneurs militaires, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana a remis le drapeau national à la famille du défunt.
Né le 16 mars 1941 à Rubino, dans la région d’Agboville, Émile-Constant Bombet devrait être inhumé ce samedi 24 octobre 2026 au cimetière de Williamsville.
(AIP)
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